Vote des Sénégalais de l’extérieur - Un choix qui suscite des interrogations

L’enveloppe financière que la Commission électorale nationale autonome (Cena) a consacrée à la gestion de la situation des concitoyens vivant à l’étranger, a été trop élevée pour un résultat bien maigre. Ce qui remet sur la table la question du vote de cette frange.



Vote des Sénégalais de l’extérieur - Un choix qui suscite des interrogations
« Sur une population émigrée estimée à environ 2 millions d’individus, seuls quelque 120.000 se sont fait inscrire en 2007. Et sur ces 120.000 inscrits, moins de 40.000 ont voté», c’est ce que révèle le rapport annuel d’activités pour l’année 2009 de la Commission électorale nationale autonome (Cena), qui a été remis hier au président de la République. Qui fait ainsi part du faible taux de votants au sein de cette catégorie. Pire, la Cena estime, en ce qui la concerne, que l’enveloppe financière qu’elle a consacrée à la gestion de la situation des concitoyens vivant à l’étranger a été trop élevée pour un résultat bien maigre. Rappelant que les Sénégalais de l’extérieur ne votent que lors des élections générales (présidentielles et législatives). Sous ce rapport, la structure chargée de veiller au bon déroulement du processus électoral, suggère qu’une réflexion soit menée pour statuer sur le maintien ou non du vote des Sénégalais de l’extérieur. « Partant de ce constat, une réflexion devrait être menée pour voir s’il est utile ou non de maintenir le principe du vote des Sénégalais de l’extérieur, suggère l’instance en charge du contrôle et de la supervision des élections. Pour qui, des électeurs déplorent très souvent le caractère onéreux du coût des déplacements que nécessitent les élections. D’où la pertinence, selon certains, de la mise en place du vote par correspondance.
Le rapport précise, que le nombre de 200 électeurs inscrits devant être nécessairement atteint dans un pays pour que le scrutin y soit organisé, il pourrait être envisagé, au cas où le vote de ces compatriotes devrait être maintenu, des regroupements par pays voisins pour atteindre le quota nécessaire à l’ouverture d’un bureau de vote. « Elles pourraient aussi, comme pour les militaires et paramilitaires, permettre le vote des Sénégalais de l’extérieur une semaine avant leurs concitoyens de l’intérieur, étant entendu que les suffrages ainsi exprimés seront agrégés à ceux effectués au pays », ajoute le même document.
La Cena suggère aussi que des actions soient menées, de concert avec le ministère des Affaires étrangères et celui des Sénégalais de l’extérieur, visant à améliorer le taux des inscriptions des expatriés sénégalais sur les listes électorales, mais aussi et surtout de les amener, une fois cette formalité essentielle accomplie, à remplir leur devoir de citoyen. « Rien ne devrait être épargné pour faciliter le système de vote des Sénégalais vivant à l’extérieur », conclut le rapport annuel d’activités de la Cena pour l’année 2009.

Ibou DIAO

Jeudi 9 Septembre 2010
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