Université Gaston Berger Pas de report des examens


Le recteur de l’université Gaston Berger, président de l’assemblée de l’université, apporte à travers un communiqué de presse, des précisions suite aux perturbations observées dernièrement, lors du déroulement des examens de fin d’année. « Des agissements qui ne resteront pas impunis », selon la direction de l’Ufr, qui maintient ainsi la date initialement prévue pour les évaluations finales.




Suite au bras de fer qui l’oppose à un groupe d’étudiants, « La direction de l’Unité de formation et de recherche statistique (Ufr/ Sat) de l’université Gaston Berger de Saint-Louis, décide de maintenir le calendrier des examens préalablement défini. Elle compte aussi organiser une épreuve de remplacement à l’intention des étudiants régulièrement autorisés à s’absenter, pour participer au concours d’entrée à l’Ecole Polytechnique de Thiès.

Selon le communiqué de presse de l’institution qui donne l’information, les étudiants de la 2ème année de Deug de l’UFR de Sciences Appliquées et de Technologie UFR /SAT avaient demandé, par le biais de leurs délégués, un report de l’évaluation programmée. En raison de la participation de certains d’entre eux à une compétition sportive de l’Union des associations sportives scolaires et universitaires (Uassu).

De ce fait, la date du 18 juin 2010 avait été retenue d’un commun accord, pour l’organisation dudit contrôle. Mais par la suite, une seconde demande de report à été formulée par les mêmes délégués, évoquant cette fois, la participation de certains étudiants au Concours de l’école Polytechnique de Thiès. La Direction, ayant estimé qu’il était plus opportun de maintenir la date retenue pour le contrôle informatique, compte tenu des délais de correction et de la proximité de la fin d’année, a toutefois accepté d’organiser à une date ultérieure un contrôle de rattrapage, pour les étudiants concernés par le concours de l’EPT et leur donner l’autorisation d’y participer.

Néanmoins, précise le communiqué, le jour du contrôle, les étudiants de l’UFR/SAT ont tenu une Assemblée Générale, à la suite de laquelle ils ont décidé de saboter les épreuves. En envahissant la salle et en s’opposant à son déroulement.

En plus, la présence au sein du campus, de recteurs et présidents d’université de certains pays africains et de la République Malgache ; et l’insécurité observée, ont conduit les autorités de l’Ugb à requérir l’intervention des forces de l’ordre, pour assurer la sécurité des 18 délégations africaines présentes. Malgré toutes ces précautions, les étudiants récalcitrants ont perturbé - parfois avec violence - le déroulement des examens des autres UFR, au point d’imposer la suspension des tests du 16 et samedi 17 juillet 2010.

En définitive, l’université retient que la crise actuelle ne tire pas sa source d’une prétendue sanction envers des étudiants partis passer le concours de l’EPT. Elle est due au fait que quelques délégués tiennent en otage leurs camarades qui veulent passer leurs examens.

La présence des forces de l’ordre dans le campus ne résulte nullement d’une violation des franchises universitaires. Étant donné que les actes de violence et de terreur ne sont nullement couverts par les franchises universitaires.
Fatou Ndiaye NDAO (stagiaire)

Jeudi 22 Juillet 2010
© lemessagersn. info


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