Une nouvelle conscience citoyenne :

un impact positif du renouvellement des transports en commun et des infrastructures routières au senegal




Il est constaté depuis quelques mois au Sénégal, notre pays, une belle révolution. Un changement d'autant plus admirable qu'il est l'œuvre des populations elles-mêmes. Il s'agit d'une conscience hautement citoyenne, qui ne laisse vraiment personne indifférent. De plus en plus, dans beaucoup gares routières, les passagers font le rang et attendent calmement le car correspondant à leur destination. Ainsi, de Pétersen à l'université Cheikh Anta Diop en passant par le stade Léopold Sédar Senghor et la gare de Colobane, il est facile de remarquer même aux heures de pointe, une longue file d'hommes et de femmes attendant tranquillement leur bus communément appelé TATA.

Cette évolution, qui interpelle à plus d'un titre les sociologues et autres acteurs de la vie sociale et politique, est une véritable fierté pour notre pays. Celui-ci est en train de progresser sûrement et irréversiblement vers le développement, si l'on s'en tient à l'idée que le progrès des hommes passe par le changement des mentalités. Il est clair, alors, que ce Sénégal d'aujourd'hui qui est bien différent de celui d'hier, est décidé à rompre définitivement les pratiques très peu orthodoxes connues jusque là dans le cadre du transport. Il suffirait juste que cette nouveauté soit étendue partout ailleurs, pour renforcer notre citoyenneté et notre sens du devoir, une volonté affirmée par le Chef de l'Etat, Me WADE, dans son discours de fin d'année. Le bien public, par exemple, pour être bénéfique à tous, doit faire l'objet d'une attention particulière et d'un respect total.

En tout cas, l'arrivée des cars dits TATA avec l'usine de montage de THIES pour remplacer progressivement les cars « rapides » est donc salutaire, en ce sens qu'elle s'accompagne d'un changement louable de comportements. En outre, ce mode de transport tout à fait révolutionnaire qui relie les différents départements de Dakar entre eux, permet maintenant aux populations d'accéder directement à leur lieu d'habitation ou de travail. Ainsi, il est possible de quitter le village de NGOR pour aller à Guédiawaye ou Pikine et vice versa. Ces différentes lignes bien pensées desservent tous les coins de Dakar, au grand bénéfice des citoyens. Il serait simplement souhaitable que les conditions de sécurité soient davantage renforcées, pour conforter et mettre en confiance les passagers. Les collectivités locales devront, elles aussi, jouer leur partition, en contribuant efficacement au désensablement des routes.

Par ailleurs, cette belle révolution, preuve de la maturité du peuple sénégalais, est liée entre autres à celle des infrastructures routières, qui ont complètement changé le visage de la capitale. Leur qualité et leur ampleur, jamais connues jusque là dans ce pays, constituent le soubassement de cette métamorphose. Et la fameuse boutade « les routes du développement passent par le développement des routes » trouve ici son véritable sens. Ces routes impressionnantes et convaincantes, qui attirent et agréent les plus sceptiques, ouvrent justement les portes du développement économique et social et permettent de gagner précieusement du temps.

Voilà pourquoi l'autoroute à péage, la Voie de dégagement nord (VDN), la corniche ouest avec son tunnel… sont bien fréquentées par les populations. Ainsi, le choix politique qui consiste à investir sur les infrastructures routières à Dakar et dans le Sénégal des profondeurs, constitue finalement la véritable clé du développement des pays dits émergents, puisqu'il engendre des résultats positifs inimaginables, qui ne sont d'ailleurs pas toujours palpables, mais surtout mesurables par le degré de changement des comportements des populations. Il est possible, alors, d'espérer des lendemains meilleurs et d'affirmer avec certitude que la vraie pirogue « Sunugal » a commencé à voguer véritablement vers les routes du développement.

El Hadji Lamine THIAM (Diofior) thiamelhadjilamine@yahoo.fr

Président de la Commission Culture, Francophonie et Langues nationales

de la Coordination Nationale des Cadres Libéraux (CNCL)



Mardi 23 Février 2010
© lemessagersn. info



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