« Une grande campagne est mise en œuvre »

PALLA CISSE, INSPECTEUR REGIONAL DE L’ELEVAGE A FATICK

Les éleveurs de la région de Fatick sont très impliqués dans le développement de ce secteur. Ils bénéficient d’un encadrement de l’inspection régionale. Après les résultats intéressants de la Goana1, le service régional de l’élevage est à pied d’œuvre pour la réussite de la Goana 2. Palla Cissé, l’inspecteur régional apporte des précisions.



Quelle est la situation zoo sanitaire dans la région de Fatick ?

Cette année, on n’a pas constaté de maladie grave comme l’année dernière quand il y a eu la dermatose. Un an avant il y avait la peste équine. Cette année, la situation est parfaite. Nous sommes en train de mener la campagne élargie de vaccination du bétail qui va concerner 13 maladies sur toutes les espèces animales (bovins, petits ruminants, chevaux, porcs et chiens). Il est prévu de faire une campagne d’éradication des chiens errants et de vaccination contre la rage. Donc, c’est une grande campagne qui est mise en œuvre dans tout le pays et qui concerne toutes les régions. L’Etat a mis les moyens pour subventionner les éleveurs à travers les vaccins.

Qu’en est-il du développement de l’élevage urbain dans la région de Fatick ?

Je crois que cela existe dans toutes les villes. On parle d’élevage urbain ou péri-urbain qui est un peu différent de l’élevage pratiqué en zone rurale. C’est un élevage plus ou moins moderne et intensifié. Donc avec des races performantes. Dans ce type d’élevage, l’objectif, c’est la production, qu’il s’agisse des poulaillers, des petits ruminants ou des vaches. A Fatick, on a une bonne présence des races métisses, produits de la Goana 1. Ce qui fait dire que les éleveurs sont dans une logique de modernisation. C’est pourquoi, dans beaucoup de maisons, on trouve des bovins métisses, de petits poulaillers, des poules pondeuses…

Est-ce que vos services sont suffisamment sollicités par les éleveurs urbains ?

Bien sûr, nos services sont présents pour veiller au suivi sanitaire des animaux. A côté du service public, il y a les vétérinaires privés qui contribuent à approvisionner les éleveurs. Aussi, nous sommes là pour accompagner, suivre, superviser et pour intervenir là où le privé ne serait pas présent. De manière générale, les éleveurs disent être satisfaits de nos services.

A Fatick, on entend dire que l’accès à l’aliment de bétail pose problème quelques fois pour les éleveurs qu’en est-il ?

L’aliment de bétail en effet pose problème pour beaucoup d’éleveurs parce que souvent c’est une question d’offre et de demande. Cette année, la pression est moins forte qu’il y a quelques années. Avec la sécheresse, la demande en aliment de bétail était trop forte. Le sac de paille d’arachide coûtait jusqu’à 10 à 11 000 Frs. Depuis deux ans, les pâturages sont corrects. La demande d’aliment existe mais, le problème c’est que nous n’avons pas d’unités de fabrique au niveau local. Il y a une unité en cours de montage. Donc, pour le moment, tout nous vient de Dakar. Globalement, comparé aux années passées, la pression est moins forte actuellement. Dans la politique du ministère de l’Elevage, il est question d’éliminer les intermédiaires qui se sont positionnés le long de la filière de l’aliment de bétail pour rendre son coût moins onéreux.

Est-ce qu’au niveau de la région de Fatick il y a un engouement des éleveurs pour le Fonstab (fonds de stabulation)?

Nous recevons au niveau de la région beaucoup de demandes pour le Fonstab. A notre niveau, nous allions nos activités administratives quotidiennes avec les travaux d’études de projets au profit des éleveurs. Nous les appuyons dans la limite du possible car l’élevage a de beaux jours

Moustapha SYLLA

Vendredi 26 Février 2010
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