« Une Unité de fabrique d’ordinateurs portables au Sénégal »

Me Wade A LA 1ère EDITION DU SARIS

Dakar abrite depuis hier, le Saris (Salon de la recherche et des innovations). C’est sur l’initiative de l’Aresa (Agence nationale de la recherche scientifique appliquée). Ce rendez-vous d’échanges, de partages d’expériences, entre chercheurs, inventeurs, acteurs du secteur privés, Ong et bailleurs, va durer trois jours. Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, qui a procédé à la cérémonie d’ouverture, a montré toute sa disponibilité à promouvoir la recherche, à accompagner les chercheurs mais aussi à appuyer les inventeurs pour la protection de leurs œuvres.



« Une Unité de fabrique d’ordinateurs portables au Sénégal »
Recevant le chef de l’Etat qui a présidé la cérémonie d’ouverture du Saris (Salon de la recherche et des innovations) initié par l’Aresa, Yaye Kane Gassama, la directrice de ladite Agence a déclaré : « C’est la recherche qui nous amène à générer des concepts de développement ». Aussi a-t-elle plaidé pour un engagement résolu vers l’application des résultats de recherche. Pour elle, ce salon permet de mettre en synergie les utilisateurs potentiels des nouvelles idées ou technologies, avec les chercheurs et inventeurs. C’est en cela qu’il va favoriser le renforcement de réseaux d’acteurs économiques.

Saisissant l’opportunité de la tenue de ce salon à Dakar, le président Abdoulaye Wade a rappelé que les racines de la recherche scientifique sont très profondes au Sénégal. Durant sa visite des différents stands, Me Abdoulaye Wade s’est montré particulièrement intéressé par les résultats de recherche des Sénégalais, dans des domaines aussi variés que les technologies, la production de vaccins, l’environnement, les énergies renouvelables. Ce qui lui fait dire que le Sénégal peut être fier de la recherche scientifique de qualité dans laquelle nous nous sommes lancés. Il ne pouvait en être autrement, d’autant que «nous avons des chercheurs de haut niveau ».

Seulement, a-t-il averti : « Il faut éviter de faire de la recherche qui ne donne pas de résultats ». Pour le président Wade : « De la même manière qu’il faut réduire la fracture numérique, nous devons combler les différents gaps dans tous les domaines. C’est à ce moment seulement que nous serons arrivés au même degré de productivité que les nations développées ».

C’est pourquoi, plaide Me Wade, «nous devons développer la recherche ». Pour lui, c’est un impératif et il faut que nos étudiants soient encouragés à faire des recherches. Lui même s’y est engagé : « Je suis prêt à financer des bourses d’étudiants, comme je l’ai fait en histoire avec le professeur Iba Der Thiam, pour que nos universitaires fassent de la recherche ». Les pays les plus développés étant ceux-là qui consacrent beaucoup de ressources dans la recherche.

Et le Sénégal, malgré ses ressources limitées, a consenti des efforts considérables dans le domaine de la recherche. Car, entre les années 2000 et 2009, le financement de ce secteur est passé de 4 à 16 milliards Cfa. Ce qui est déjà acceptable pour un pays en voie de développement. Mais Me Wade entend faire plus. « J’estime que ce n’est pas beaucoup, je vais me racheter » , a-t-il dit devant une assistance composée de scientifiques émérites.

Mais, la recherche ne peut pas se faire sans des outils opérationnels comme l’informatique. Aussi Me Wade a-t-il pris l’engagement d’encourager l’utilisation des ordinateurs par nos étudiants. C’est dans ce cadre qu’il a annoncé que « nous allons produire au Sénégal des ordinateurs portables, qui vont coûter entre 80 000 et 100 000 francs Cfa ». Cela aura pour incidence de faciliter la recherche au Sénégal. Des efforts dans ce domaine sont déjà visibles, car depuis l’année 2000, on est passé de 300 doctorants à 2500, présentement.

Moustapha SYLLA

Jeudi 18 Mars 2010
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