L’université Cheikh Anta Diop de Dakar a produit, cette année, un maîtrisard d’un genre assez particulier. Il s’agit de l’étudiant Moussa Gaye, qui vient de réaliser une prouesse académique que l’université n’a pas connue depuis une trentaine d’années, si l’on en croit le recteur Abdou Salam Sall. Cet étudiant de 23 ans, inscrit au département de Sciences physiques et Mathématiques, a, en effet, réussi de la première année à la maîtrise, tous ses examens avec la mention Très bien. Une véritable prouesse académique !
A y regarder de près, il apparait clairement que l’Etat a toutes les raisons d’accroitre ses investissements dans le secteur de l’éducation. Déjà, 40% du budget national est consacré à ce secteur, conformément au souhait du président Wade, qui ne cesse de dire que ‘’le meilleur investissement qui soit est celui orienté vers la jeunesse, en termes d’éducation et de formation’’. Et voilà que le jeune Moussa Gaye apporte la preuve qu’il suffit de s’y mettre, d’y croire, pour donner forme à la préoccupation du chef de l’Etat en matière de résultats académiques. Cette prouesse académique réalisée par un étudiant issu d’une famille, modeste, prouve s’il en est besoin, que le génie sénégalais est loin d’être en hibernation. Mieux, le cadre mis en place par les autorités en charge de l’éducation, doit naturellement favoriser l’émergence d’étudiants de la trempe de Moussa Gaye. Le cadre est aujourd’hui propice, les moyens disponibles, malgré notre statut de pays sous développé. Il reste donc à l’institution universitaire de mettre en synergie toutes les variantes de la politique, en matière d’éducation, pour encore produire de jeunes citoyens du genre de Moussa Gaye qui, aujourd’hui, est cité en exemple.
Moustapha SYLLA