Trente années d’existence, plus de 600 ingénieurs agronomes formés

L’Ecole Nationale Supérieure de l’agriculture de Thiès a soufflé ses 30 bougies

L’Ecole nationale supérieure de l’agriculture (Ensa) de Thiès a célébré, hier, la cérémonie d’ouverture de la célébration de ses 30 ans d’existence sous le signe de la sécurité alimentaire. Ce centre d’excellence dont la vocation est de former des cadres supérieurs dans la gestion de l’agriculture et le suivi de l’environnement avec un encadrement complet, joue un rôle important dans le développement dans le pays.




Ainsi, durant quatre jours, des conférences et des panels seront organisées pour les étudiants, sur des thèmes répondant aux enjeux actuels. La célébration de ces 30 ans d’existence sera également accompagnée d’une remise de diplômes, samedi prochain, par le parrain Me Wade, président de la République du Sénégal. Venu représenter le ministre de l’Agriculture, empêché, Maimouna Lo Guèye, secrétaire général du Ministère de l’Agriculture, s’est réjoui du choix porté sur son ministre, pour venir assister au lancement de la cérémonie d’ouverture de la commémoration des 30 ans de L’Ensa. Ces journées de festivité, de réflexion et d’échanges intenses sur les enjeux, perspectives de l’agriculture et dont le thème porte sur la sécurité alimentaire dans l’espace CDEAO, marquent, selon la secrétaire général, un tournant important dans la vie de notre institution. « Ces journées sont venues confirmer la pertinence d’idées généreuses de la corporation des ingénieurs agronomes, ainsi que le choix du gouvernement sénégalais, qui est concrétisé par l’Institut national de l’agriculture et de développement rural (Indr), devenu depuis 1991, l’Ecole nationale supérieure de l’agriculture », poursuit-elle.

En effet, pendant ces trois décennies, ce pôle agronome a eu à mettre sur le marché plus de 600 ingénieurs agronomes, Africains et Sénégalais. Lesquels détiennent aujourd’hui non seulement des positions stratégiques, mais également sont devenus des inspirateurs et des acteurs du développement du secteur agricole de notre pays. Ainsi, pour maintenir cette lancée, le gouvernement sénégalais a introduit l’Ensa dans l’université de Thiès. Cette entrée se traduit par la densification de l’ordre de formation, avec la création de la licence et du master ; ce qui, selon la représentante du ministre, apporte des réponses aux multiples défis qui interpellent les Etats de l’instance régionale ouest africaine. Dont le secteur agricole est caractérisé par une simple productivité due à la variabilité climatique.

Due, entre autres, à la baisse de la pluviométrie, la faible utilisation des facteurs de production, la dégradation des sols et des ressources naturelles. Pour faire face à cette situation, la secrétaire générale trouve qu’il est nécessaire d’augmenter les rendements et de gérer durablement les ressources naturelles, afin de garantir la sécurité alimentaire au niveau régional. Pour le directeur de l’Ensa, ce temple du savoir qui s’affirme comme le pôle agronomique d’excellence de l’Afrique, répond aux enjeux nationaux et internationaux de l’agriculture et du développement depuis sa création. Car, souligne t-il, leurs produits sont fortement appréciés, d’autant plus qu’ils répondent parfaitement aux besoins et attentes de la population. Or ces résultats sont le fruit de la volonté du personnel, enseignants come chercheurs. Toutefois, le directeur a exhorté les personnes et institutions qui, depuis 30 ans, ont fait confiance à ladite école, à ne jamais baisser les bras, à maintenir leur compagnonnage dans cette dynamique où les résultats sont satisfaisants en terme de formation.

Marième Coly (correspondante)


Vendredi 25 Novembre 2011
© lemessagersn. Info