Presque aphone depuis sa premiere selection en équipe nationale sous l'ère d'Amara Traoré, Souleymane Camara s'est confié en fin de semaine aux micros de nos confreres de Rfi. Cela, après que le joueur sénégalais ait revetu à nouveau le maillot national, qu'il n'avait plus porté depuis 2006. « Petit Jules » comme le surnomment ses intimes, très discret, a préféré se faire son petit bonhomme de chemin, sans bruit. Ce qui n'a pas manqué de taper dans l'œil du nouveau selectionneur national, qui a privilégié la performance des joueurs en club et fait appel à lui, mercredi dernier, lors de sa première sortie officielle contre la Grèce, que les Lions ont battus sur le score de 2 buts à 0. Interpellé sur le secret qui a permis au selecetionneur national de remporter cette rencontre amicale, Souleymane Camara dira : « C'était son premier match et il se base sur la solidarité, ce qui est important. Parce qu'un groupe, ce n'est pas qu'un joueur ».
Et l'ancien joueur de Monoco d'ajouter : « Je pense que tout le monde a bien adhéré à son discours. On va se baser sur ce qu'il a dit pour aller de l'avant ». le joueur sénégalais n'a pas voulu être catégorique et proclamer que la fin de la galère a sonné pour la sélection sénégalaise, après cette belle victoire du Sénégal contre la Grèce. « C'est vrai que, ces derniers temps, on a eu des difficultés en sélection. Là, on est bien parti pour reconstruire. J'espère que cette victoire nous fera du bien pour la suite », a déclaré avec réalisme et sagesse, l'attaquant sénégalais. Pour lui, la reconstruction « passe déjà par ce que l'on fait actuellement ». Et d'ajouter : « On essaie de reconstruire une équipe. Celle qui était en Grèce était un bon groupe et je pense qu'on est sur la bonne voie ». Actuellement second de Ligue 1 avec Montpellier, Souleymane Camara a retrouvé la réussite. Lui qui n'a cessé de travailler, a grandement contribué à la place qu'occupe actuellement son club en championnat. L'ancien monégasque n'en veut pas à l'ancien selectionneur, Lamine Ndiaye, de l'avoir ignoré durant tout son magistère : « Pourquoi lui en vouloir ? Pas du tout, jamais.
C'était lui le sélectionneur, il avait été choisi et faisait ses choix. J'étais obligé de les respecter, comme d'autres joueurs. Je n'étais pas appelé, mais ça ne veut pas dire que j'avais quelque chose contre lui », a-t-il dit à l'endroit du prédecesseur d'Amara Traoré à la tête de l'équipe nationale. Ne voulant pas trop s'avancer quant à la question de notre confrère, à savoir si le départ de l'ancien sélectionneur, Lamine N'Diaye, était devenu indispensable pour relancer l'équipe, « Soul » soutient que le maximum est en train d'être fait pour repartir du bon pied. « Indispensable, je ne sais pas, mais c'est vrai que les gens ont beaucoup parlé ces derniers temps. Je ne sais pas si cela change grand-chose. En tout cas, on essaie de faire le maximum pour repartir. Lamine N'Diaye, je ne le connais pas personnellement. Les gens l'ont beaucoup critiqué, mais ce sont les supporters. S'ils ne sont pas contents, ils sont tout le temps en train de râler, ce qu'on peut comprendre », a-t-il martelé. Pour conclure, l'attaquant de Montpellier a dit espérer qu'une équipe africaine se distingue en Coupe du monde. « Il y a des équipes, comme la Côte d'Ivoire ou le Cameroun, qui peuvent faire quelque chose. Ou même l'Afrique du Sud, qui est le pays organisateur. J'espère qu'ils feront mieux que nous et mieux que le Cameroun, c'est-à-dire terminer dans les quatre premiers ».
Yakhya SECK