Comme en 2010 où 29 936 nouveaux bacheliers frappaient à la porte de l’enseignement supérieur, cette année également, pas moins de 30 000 nouveaux étudiants sont attendus au niveau des universités du pays. Ce qui, naturellement, a déjà suscité l’attention des autorités. Pour le ministre de l’Enseignement supérieur Amadou Tidiane Ba, « l’option de l’Etat est d’orienter tout le monde ».
C’est pourquoi, dit-il, « le chef de l’Etat m’a demandé en cours d’année, de créer une deuxième université dans la banlieue de Dakar ». Déjà, indique-t-il, « nous avons commencé à travailler sur la question. Le président de la République a déjà donné des instructions pour que le terrain puisse être mis à notre disposition ». Pour ce qui est des moyens financiers devant permettre la construction de la seconde université dans la région de Dakar, le ministre de l’Enseignement supérieur a indiqué que « le financement de la Banque mondiale est déjà disponible. Il s’élève à 17 milliards Cfa. Les formalités seront remplies. Et cela devrait aller rapidement ».
Au plan de son orientation, cette deuxième université de Dakar ‘’doit avoir une orientation littéraire, juriste et économique’’. Etant entendu que, selon le ministre, les bacheliers de la série L2 peuvent effectivement suivre les cours en économie. Profitant de sa sortie médiatique, le ministre Amadou Tidiane Ba a rappelé les innombrables efforts consentis par le gouvernement pour améliorer la situation sociale des étudiants sénégalais.
Selon lui, avec ses 60 000 boursiers, le Sénégal affiche un taux de 95% de ses étudiants couverts par cette allocation. « 95% des étudiants boursiers, « cela n’existe qu’au Sénégal », confirme le ministre, qui rappelle en outre qu’ « en 1887, l’enveloppe des bourses n’atteignait pas un milliard de francs Cfa. Aujourd’hui, nous en sommes à plus 28 milliards Cfa ».
Moustapha SYLLA