Semaine du migrant - Souleymane Ndéné Ndiaye annonce l’institutionnalisation de l’événement

Après la minute de silence observée à la suite du décès de deux de nos compatriotes en Italie, on est allé dans le vif du sujet dans une ambiance très électrique. La maîtresse d’œuvre de la cérémonie, Mme Ngoné Ndoye, ministre des Sénégalais de l’Extérieur, a rendu un hommage appuyé au Président de la République, Me Abdoulaye Wade, qui a très tôt compris les enjeux en créant à la suite du symposium de 2001, une architecture tendant à mieux prendre en compte, la gestion, la promotion et l’organisation de l’émigration.



Semaine du migrant - Souleymane Ndéné Ndiaye annonce l’institutionnalisation de l’événement
Alors que notre pays compte plus de 3 millions de compatriotes établis dans les 4 coins du globe, la tenue du prochain Conseil présidentiel sur l’émigration marquera le début d’une politique mieux organisée, basée sur une coopération plus étroite entre les pays d’accueil et de transit. Le Premier ministre, Me Souleymane Ndéné Ndiaye, en a profité pour annoncer l’institutionnalisation de la journée.

Mme Ngoné Ndoye, ministre des Sénégalais de l’Extérieur a d’emblée plaidé pour l’enracinement des jeunes émigrés issus de la 3ème génération. L’occasion de saluer l’action du Président Wade qui a su donner tous les instruments destinés à la protection de nos compatriotes. Mme le ministre a aussi mis l’accent sur la nécessité d’organiser la politique du retour, claire et accessible à tous : « 3 millions de compatriotes, rentrez dignement et rentrez proprement. La société doit être compréhensive, patiente à leur endroit en veillant également à préserver leurs ressources financières. Il faut fructifier leurs deniers et nous comptons mettre sur pied, une banque à cet effet. »Mme Ngoné Ndoye évoquera également le cas des rapatriés de Libye et de Côte d’Ivoire en indiquant la nécessité de mettre sur pied, une direction des rapatriés en vue de préparer leur réinsertion et leur suivi psychologique dans la vie sociale : « la maison Sénégal doit redonner l’espoir ». Mor Kane, le président du Conseil Supérieur des Sénégalais de l’Extérieur, a pour sa part, salué cette première dans l’histoire de notre pays.

Grâce au président Wade, les Sénégalais n’ont plus besoin de revenir au bercail pour obtenir leurs titres de voyage, nous avons dorénavant 57 délégués dans le monde et nous sommes représentés dans toutes les institutions du pays, a-t-il ajouté. A sa suite, le député Amadou Ciré Sall demandera aux pays africains de mettre en place à l’image de l’Union Européenne, une politique claire en matière d’émigration. Ce dernier a demandé également aux pouvoirs publics de donner davantage de moyens pour atteindre nos objectifs en la matière : « Me Wade est notre premier défenseur et il doit nous renforcer surtout par rapport aux responsables en perspective de 2012. »Mme Ndioro Ndiaye, présidente de l’AML, dira que Mme Ngoné a très tôt compris qu’il était judicieux d’organiser non pas une journée mais, une semaine de sorte à pouvoir répertorier toutes les idées et propositions. Mme Ndiaye précisera aussi que la gestion d’un tel secteur appelle à plus d’interaction en raison de son côté transversal « nous attendons une directive, une nouvelle orientation ».

Enfin, Me Souleymane Ndéné Ndiaye indiquera que le gouvernement maintenait le cap en se fondant sur le plan d’actions issu du symposium de Dakar de 2001. Ce document nous sert de cadre de référence. Le Premier ministre ajoutera que de nombreuses réformes institutionnelles ont été mises en œuvre depuis la création du ministère avec l’existence du poste d’ambassadeur itinérant, du conseil supérieur des sénégalais de l’extérieur, le fonds de soutien à l’habitat…Le chef du gouvernement a aussi mis l’accent sur une gouvernance de la migration entre les pays concernés afin de faciliter l’intégration des migrants : « le Sénégal reconnaît à chaque Etat la souveraineté par rapport à sa politique d’émigration. » Avant de poursuivre : « la stratégie de Dakar appelle à un renforcement de la coopération sachant que le caractère transversal est bien perçu par les pouvoirs publics. »La vague de retours forcés ou volontaires exige des réponses c’est la raison pour laquelle, nous envisageons l’institutionnalisation de la journée.

IBRAHIMA DIOP

Samedi 17 Décembre 2011
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