Les sorties malheureuses de l’ancien collaborateur d’Idrissa Seck - Souleymane Jules Diop - sur Sindiély Wade, ne sont pas du goût d’Hélène Della Chaupin. Cette femme qui se trouve être la sœur du journaliste en exil aux Etats-Unis, révèle ressentir de la tristesse à chaque fois que son frère dit du mal de la fille du chef de l’Etat. « Je ne savais pas qu’il (Jules Diop) parlait de la vie privée de Karim Wade. (…). Mais, à chaque fois qu’il s’en est pris à Sindiély, j’ai ressenti une profonde tristesse au fond de moi. Il doit laisser Sindiély tranquille », a-t-elle martelé. Et Mme Chaupin de rappeler à Jules Diop que son éloignement du territoire sénégalais ne devrait pas l’amener à faire l’omerta sur ses valeurs culturelles. « Nous avons nos coutumes et nos réalités qui font qu’on ne s’en prend pas, comme ça, à une femme. C’est très mal vu. Jules a reçu une éducation casamançaise de base, très stricte, où la place de la femme est sacrée. L’engagement et l’éloignement ne doivent pas lui faire oublier cela », a-t-elle souligné.
Revenant sur la gestion du régime de l’alternance, celle qui est chargée de la communication des femmes de l’Alliance des Forces du Progrès (Afp) de Moustapha Niasse, en France, a reconnu que « Me Wade a fait des choses ». Et cela, particulièrement dans le domaine de la promotion de la femme sénégalaise. Elle en veut pour preuve le vote de la loi sur la parité, mais également l’intégration des femmes dans l’armée. « Je ne peux que saluer le vote de la loi sur la parité. C’est une très grande avancée dans le combat des femmes. Je m’oppose au régime libéral et à ses pratiques ; mais, il faut saluer certains de ses actes positifs, notamment à l’endroit des femmes. Je citerai, entre autres, l’intégration des femmes dans l’armée et cette loi sur la parité », dira-t-elle. Et d’ajouter que l’on « ne peut pas dire que la loi sur la parité est une utilisation politique de la femme ». Réfléchir en ces termes reviendrait, dans l’entendement de Mme Chaupin, à administrer « une gifle magistrale à la gent féminine ».
L’invitée du jour du « Quotidien » s’est aussi prononcée sur la question de la candidature qui divise les leaders de Benno Siggil Sénégal. Et c’était pour dire que les femmes progressistes soutiennent la candidature de Moustapha Niasse, autant au niveau de l’Afp qu’au niveau de Benno. « Niasse est et reste le candidat des femmes dans l’Afp, d’abord et dans Benno, ensuite. Niasse est notre candidat à la candidature unique de Benno et nous allons tout faire pour œuvrer dans ce sens », fera-t-elle savoir, avant de conclure en jetant des piques aux socialistes. « Ceux qui pensent que le Ps est le moteur naturel de Benno, ont peut-être des difficultés internes. Parce que nous, quand ça ne va pas, on se retrouve pour parler de nos problèmes en interne. On ne se sert pas de la presse comme le font les jeunes socialistes, dans la provocation, pour se faire entendre ou se positionner. Niasse est un homme d’Etat (et) on ne va pas descendre à un certain niveau, c’est-à-dire dans des débats aussi vains », a-t-elle indiqué.
Thiané NDIAYE