Dans la perspective de sa rencontre annuelle, axée pour cette année sur « Sénégal Numérique 2015 », le Réseau International de Développement de l'Economie Numérique (RIDEN), a présenté hier sa vision d'un Sénégal au banquet des plus grands pays bénéficiaires du numérique. Une idée que M. Cheikh Seck, directeur du projet et M. Abdoulaye Ndiaye, responsable des opérations, comptent concrétiser d'ici la date butoir. Selon le premier nommé, l'économie numérique ainsi que les télécommunications - audiovisuel, logiciel, services informatiques, services en ligne, entre autres - représentent le secteur le plus dynamique de l'économie mondiale. Car, a-t-il justifié, d'après les chiffres répertoriés dans la plupart des pays développés, son taux de croissance est le double de celui de l'économie. Elle représente désormais plus de 25 % de la croissance mondiale et sera de 30 % avant 5 ans. Dans les économies développées et en voie de développement, elle est le principal facteur de gain de compétitivité et ses investissements ont été identifiés comme les plus productifs. Ce, parce qu'ils accroissent la compétitivité de l'ensemble des autres secteurs de l'économie, surtout dans l'éducation. En effet, pour le cas du Sénégal, les études du Réseau International de Développement de l'Economie Numérique ont montré que son investissement est 70 fois plus faible, comparativement aux États-Unis ; et 30 fois plus faible que les pays d'Europe du Nord, au Japon ou en Corée. Pourtant, selon le directeur du projet, une multiplication des investissements dans l'économie numérique représenterait déjà un point de croissance. Donc, pour relever ce défi, selon Abdoulaye Ndiaye, le responsable des opérations, il conviendra de miser sur la disponibilité progressive des réseaux à haut et très haut débit, sur l'ensemble des territoires, y compris les plus éloignés des centres urbains. Aussi, il s'agira à cet effet de favoriser l'émergence de nouveaux services numériques basés sur les Technologies de l'Information et de la Communication. Sous un autre angle, le panel des organisateurs a montré que ce plan transversal au secteur privé et public, repose sur quatre priorités que sont l'autorisation à tous les Africains d'accéder aux réseaux et aux services numériques, le développement de la production et l'offre de contenus numériques. A cela s'ajoute l'accroissement et la diversification des usages et services numériques dans les entreprises, les administrations et chez les particuliers, la modernisation de notre gouvernance par l'économie numérique.
Awa SARR