L’avantage des investissements structurants, c’est qu’au bout de quelques années, l’Etat ou la collectivité locale peut en reprendre la jouissance. Libre, donc, à l’entité publique de renégocier, quitte à trouver un autre partenaire privé.
Prenant le cas du Grand Stade de France qui aura coûté beaucoup d’argent, il a expliqué que l’Etat français qui en est propriétaire, parvient à rentabiliser les investissements en le louant aux fédérations de football, de rugby et aux activités liées aux spectacles ou autres concerts. Malgré cela, des commerces existent dans le périmètre. Franck Dhersin, le maire de Tétéghem, a souhaité que les collectivités locales du Sénégal s’en inspirent pour avoir des ressources additionnelles. Il a suggéré aux élus de tendre vers l’intercommunalité. Mieux, l’Etat doit les forcer à adopter les regroupements de communes, pour unir leurs efforts et défendre ensemble leurs intérêts. Il a également soutenu que le Groupe Vinci, dans lequel il travaille, pourrait être intéressé par le partenariat public / privé. A condition que sur place, les entreprises nationales aient une plus grande surface financière, quitte à se regrouper aussi.
Le représentant de la Ville de Dakar révélera que leur ambition est de créer des Gie de production dans tous les arrondissements. Cela englobe l’entretien des panneaux, la pose, le nettoiement…
Moussa Mbaye, le coordonnateur d’Enda Diapol, maître d’œuvre de cette rencontre, plaidera pour la multiplication des initiatives susceptibles d’accélérer les investissements. Pour cela, les collectivités locales ont besoin de personnel qualifié et davantage de formation, pour mieux signer des contrats mutuellement bénéfiques à leur collectivité.
IBRAHIMA DIOP
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