Présidentielle Guinéenne : Qui dit mieux que Fodé Soumah ?


Un futur candidat à la présidentielle guinéenne, Fodé Mohamed Soumah, a organisé hier un point de presse pour annoncer son entrée dans la danse, avec comme projet : infrastructure, santé, éducation, justice équitable, entre autres. Qui dit mieux ? Et pour les élections qui se profilent à l'horizon, cet émigré qui a longtemps séjourné au Sénégal, puis en Europe, propose un toilettage des textes, dans la transparence et l'équité.



Présidentielle Guinéenne :   Qui dit mieux que Fodé Soumah ?

Priorité santé, infrastructures, éducation, justice équitable, politique d'autosuffisance alimentaire : qui dit mieux que ce futur candidat à la présidence guinéenne (27 juin prochain), du parti politique de la Génération citoyenne (GECI), Fodé Mohamed Soumah ? Il propose la transparence dans la gestion du fichier électoral et le toilettage des textes, pour une élection démocratique. Car, à l'en croire, il y a un énorme travail à faire avant la tenue des élections. Et de poursuivre : « Je ne pense pas que des élections normales puissent se tenir d'ici cette date. Et tout le monde sait que ces élections, ils essayent de faire croire aux populations qu'elles ne pourront pas se tenir ». Avant d'ajouter : « Vouloir bâcler les élections, c'est ouvrir une porte au régime militaire ». Car, a-t-il justifié, il faut d'abord procéder à un toilettage de la Constitution et baliser le terrain, avant de se river sur une date butoir.

Ce qui, de l'avis de M. Soumah, est d'un intérêt capital permettant des bases pérennes pour une élection libre en Guinée. Ce, sans oublier de préciser qu'ils ne s'aligneront jamais derrière ces ministres et ces militaires guinéens, qui ont semé le désordre et la tyrannie dans le pays. Donc, dit-il, face à ces « alliances viciées », le parti de la Génération citoyenne a choisi de faire cavalier seul. Et pour cela, il compte regrouper la majorité des Guinéens, pour qu'ensemble, ils puissent faire de leur pays un havre de paix où il fera bon vivre. D'où la pertinence de son appel à l'expertise et au professionnalisme sénégalais pour la réalisation de cet idéal. Cet émigré qui a longtemps séjourné au Sénégal puis en Europe, a également estimé que l'enrôlement des électeurs doit être revisité à la base. Pour ce faire, il a proposé l'adoption d'un processus adéquat et transparent, respecté et approuvé par tous. A la question de la fiabilité de la justice guinéenne, le leader du GECI a déclaré que c'est une justice dans laquelle « l'impunité est régie en règle de conduite ». Car, a-t-il clamé vertement, si les dirigeants du pays ne donnent pas le bon exemple, les gouvernés n'auront jamais de repères.

Lors de ce face-à-face avec la presse, M. Soumah a fustigé jusqu'à la dernière énergie « la désorganisation » totale qui règne dans son pays. Par ailleurs, le leader de ce nouveau parti a aussi soutenu que le gouvernement d'union nationale mis en place devait s'occuper des affaires courantes. Et concernant le candidat dont on dit qu'il serait celui de la France, il a indiqué : « nous osons espérer qu'il ne sera pas candidat à la présidentielle ». « Nous avons besoin de sang neuf et de compétences émergentes, car énormément de personnes sont disqualifiées », a-t-il décrié. Toutefois, il a proposé que la Commission Nationale pour la Transition (CNT) soit réduite à 30 membres au lieu de 300. « Je propose aussi qu'on organise les législatives et que les 10 premiers partis en tête aillent à la présidentielle. Et que le meilleur gagne », a t-il préconisé.

Awa SARR

(stagiaire)

Jeudi 4 Mars 2010
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