Par une plainte, Alioune Cissé, le Dg de l’Ancar, a saisi le président du comité pour le respect de l’éthique et de la déontologie (Cored). Le Directeur de général de l’Ancar, Alioune Cissé entend ainsi dénoncer les propos jugés diffamatoires parus dans l’Observateur No 2072, du 17 août 2010, sous le titre « les travailleurs de l’Ancar de Diourbel crient au scandale et exigent le départ du Dg. Cet article signé par Mohamed Joe Diop, le correspondant du quotidien « l’Observateur » à Diourbel, est dénoncé dans la forme et dans le fond par le Dg de l’Ancar. Ce dernier en effet a indiqué dans sa plainte que «l’auteur de l’article, sans aucune précaution de style et encore moins de preuves, affirme sans équivoque, entre autres, que c’est le règne du copinage, de la bamboula à la direction générale de l’Ancar et que je m’octroie même des frais de mission faramineux ». Voyant à travers ces propos des accusations graves qui ont bafoué son honorabilité et terni l’image de l’Ancar, le Dg Alioune Cissé alerte « nous le mettons (Ndlr; Mohamed Joe Diop) au défi de prouver ces affirmations. Pour notre part, nous apportons un démenti catégorique à ces assertions ».
En plus d’avoir été atteint dans son honneur, le Dg de l’Ancar estime que le procédé du correspondant de l’Observateur à Diourbel, « prouve l’intention manifeste de l’auteur, de nuire, en rédigeant délibérément un article totalement déséquilibré ». Pour toutes ces raisons, dit le plaignant Alioune Cissé, « je viens saisir votre organe pour la traduction de monsieur Mohamed Joe Diop, devant vos instances habilitées à examiner les manquements de l’éthique et de la déontologie du journalisme ». Et très déterminé à voir sa plainte suivie d’effet, le plaignant déclare rester à la disposition de Cored, pour lui apporter toutes les informations nécessaires à l’examen diligent de sa plainte. Le Cored a donc là, un dossier assez intéressant portant atteinte à l’honorabilité d’un citoyen trainé dans la boue par un journaliste.
Moustapha SYLLA