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Nouvellement élu directeur de l'Ensa de Thiès Ahmet Tidiane Diallo croit à une pacification de l'espace universitaireBien que reconnaissant n'être investi d'aucun pouvoir de décision dans la gestion financière de l'université de Thiès, Ahmet Tidiane Diallo, le nouveau directeur de l'Ecole nationale supérieure d'agriculture de Thiès, estime qu'il est possible d'envisager, cette année à Thiès, une année universitaire paisible. Cet avis, il dit le fonder sur les possibilités offertes par le nouveau budget voté par l'Assemblée nationale et qui, dit-il, permet d'envisager le premier trimestre 2010 avec beaucoup d'espoir et de sérénité. Aussi promet-il de continuer de jouer le rôle de médiateur entre les enseignants, le personnel administratif et technique et le recteur. Dans la même lancée, il dira qu'il faut que les uns et les autres arrivent à instaurer un dialogue franc. Mais aussi qu'ils gardent présent à l'esprit que non seulement l'université de Thiès a hérité d'un passif, mais aussi que l'année 2009 a été difficile. Cependant, à l'endroit de certains de ses collègues enseignants et des membres du personnel administratif et technique qui réclament à cor et à cri la déconnexion de l'Ensa de l'université de Thiès, il déclare qu'il s'agit là d'une réclamation que rien ne peut expliquer. « Ce qui est antinomique, c'est que certains parlent de déconnecter l'école de l'université. Et pourtant des gens ont, aujourd'hui dans l'université, un statut qui leur permet de revendiquer des dus auxquels ils ne pouvaient prétendre lorsqu'ils étaient à l'Ensa. Pour dire, selon lui, que l'université a un impact très positif sur les revenus salariaux du personnel. Aussi estime-t-il qu'au lieu de se focaliser sur ces réclamations, les uns et les autres devraient unir leurs forces, pour travailler autour de priorités comme l'émergence d'un pôle agronomique qui regrouperait l'Ensa de Thiès et l'Isfar de Bambey. Deux institutions qui travaillent dans les mêmes domaines de compétence et dont la collaboration permettrait de dispenser un enseignement de qualité, tout en favorisant la recherche. Selon lui, l'Ensa gagnerait à demeurer ancrée à l'université. Surtout, dit-il, que l'école reçoit des étudiants de plus en plus jeunes. Lesquels, une fois leur diplôme d'ingénieur en poche, sont enclins - s'ils ne trouvent pas aussitôt un emploi - à continuer leurs études, pour devenir soit des enseignants soit des chercheurs. Une demande que l'Ensa ne pourra satisfaire que si elle a un statut de faculté ou d'unité de formation et de recherche, Ufr. Aussi estime-t-il que ce débat doit être dépassé. L'essentiel devant, pour lui, être que les missions premières de l'Ensa ne soient pas dévoyées et demeurent orientées vers une formation agronomique de qualité. Et cet objectif essentiel, Ahmet Tidiane Diallo qui, suite à des élections, vient de succéder à Ablaye Dieng, promet de s'y atteler en toute intelligence avec l'équipe qui l'accompagnera durant les trois années de son mandat, qui est renouvelable une fois. Naby Diallo Vendredi 11 Décembre 2009
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