Les hommes politiques les utilisent moins pour leur sécurité que pour agresser les opposants et autres personnes contrariant leurs idées. A citer, entre autres, le cas de l’attaque des journaux 24h et l’As, le décès de Ndiaga Diouf dans l’affaire de la Mairie de Sacré cœur-Mermoz pendante au niveau de la justice. Tout ceci a poussé le Cng de lutte à monter au créneau en la personne de Alioune Sarr, sa personne morale. Désormais, les lutteurs qui seront cités dans des scènes de vandalisme et d’agression, seront sanctionnés. Pour mieux comprendre le phénomène, nous avons donné la parole aux différents acteurs de la lutte.
Lors des élections de 2000, Mouhamed Ndaw Tyon avait levé la main du candidat Abdou Diouf en signe de victoire, jouant sur sa popularité de l’époque pour tenter d’influencer l’opinion. Malheureusement, le candidat Diouf sera battu au second tour par Me Wade. Les anciennes gloires de la lutte ont été reçues l’année dernière par Me Wade à la salle de banquets, avant qu’il ne leur octroie des millions en guise de transport et des billets pour la Mecque. S’y ajoute l’audience accordée par le président de la République à Balla Gaye 2 et Modou Lô, pour sceller leur réconciliation. Aujourd’hui, la plupart des lutteurs continuent de cheminer avec des candidats déclarés à la présidentielle de 2012, sous forme de garde rapprochée. C’est le cas de Toubabou Dior avec Tanor Dieng, Mor Fadam avec Moustapha Niasse…