Le Sénégal récolte les fruits de son engagement pour la lutte contre le sida. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, en reconnaissance à ces efforts, vient de lui octroyer une enveloppe de 50 milliards de francs Cfa. Un geste que le secrétaire exécutif du Comité national de lutte contre le sida (Cnls) apprécie à sa juste valeur. Le Dr Ibra Ndoye, au cours de la cérémonie de lancement de l’initiative «Vers l’élimination du Sida pédiatrique d’ici 2015», estime que cette manne sera d’un apport significatif pour la mise en œuvre du plan stratégique de lutte contre le Sida dans la période 2010-2014. Et que son financement assurera les 60% des interventions de ladite période. Le secrétaire exécutif du Cnls, a souligné que celle-ci dicte le passage à l’échelle et la qualité des paquets de services.
Le projet qui va couvrir les 14 régions du Sénégal aura comme objectif de contribuer à renforcer les acquis de la prévention pour le maintien à moins d’1% de la prévalence Vih et pour un accès universel aux traitements antirétroviraux, fait comprendre le Dr Ndoye.
De ses dires, elle exige annuellement au minimum que 80% des femmes qui accouchent fassent le test Vih et qu’au minimum 80% des femmes séropositives et leurs enfants aient reçu le paquet de services prophylactiques complet. Présente à la cérémonie, la Première dame a fustigé les stigmatisations et discriminations dont sont victimes les personnes affectées par le Vih/Sida, jugeant qu’il est inadmissible que de telles pratiques continuent au Sénégal. « Il est inadmissible qu’au Sénégal, pays de la Téranga, on pratique la stigmatisation et la discrimination », s’emporte madame Viviane Wade, qui s’est dite heureuse de l’initiative parlementaire ayant abouti au vote par les députés et sénateurs, d’une loi contre la stigmatisation et la discrimination dont sont victimes les personnes affectées par le Sida. Pour elle, cette loi permettra de sanctionner ces actes qu’elle qualifie de honteux et de racistes dont sont victimes les malades vivant avec le Vih/Sida.
Ibou DIAO