Malgré les efforts qui ont été fournis en matière d’amélioration de qualité de service dans le secteur de la santé, le problème de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile demeure. C’est la raison pour laquelle le gouvernement du Sénégal a décidé de passer à la vitesse supérieure afin d’atteindre le quatrième et cinquième objectif du millénaire, relatif au développement de l’environnement sanitaire. D’ailleurs, c’est ce qui justifie le lancement de la Campagne pour l’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique qui est, de l’avis des professionnels du secteur, un outil important pour aider les Etats membres à renforcer la mise en œuvre des divers engagements. Donc, l’objectif est d’accélérer la disponibilité et l’utilisation des services de santé de qualité, globalement accessibles, y compris ceux liés à la santé sexuelle et en matière de procréation entre autres. Une chose, que le président de la République, Maitre Abdoulaye Wade, a très tôt compris en mettant en place une politique de gratuité de la césarienne et en positionnant la planification familiale au cœur des priorités du gouvernement. Il s’agira aussi avec cette campagne, d’intensifier le leadership et l’engagement politique au niveau national, éveiller et maintenir la prise de conscience de tous, de renforcer et d’intégrer les systèmes de santé en développant des plans entre autres. Pour ce faire, le gouvernement du Sénégal compte, de l’avis du Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, mettre à la disposition des professionnels, les matériels et moyens nécessaires à la mise en opération de ce programme. Ainsi, il va renforcer comme le stipule ce dernier, l’engagement des autorités politiques, les systèmes de santé, la dynamisation des fournisseurs de services, pour ne citer que ceux là. A cet effet, des ambulances et autres matériels seront donnés aux acteurs qui sont dans les zones les plus reculés.
Ce, pour une prise en charge effective des femmes qui en ont besoin, comme cela a été fait avec les Banjènou Gox. Et pour ces dernières, M. Souleymane Ndéné Ndiaye promet de ne ménager aucun effort pour qu’elles disposent avant tout de téléphones portables. Le Sénégal qui se trouve être un des premiers pays à lancer cette campagne pour le renforcement de la mise en œuvre des différents engagements visant à mettre l’accent sur la promotion de la santé maternelle, compte accéder à un taux de prévalence de l’ordre de 40 à 60 %. Tout le corps médical doit s’engager pour que cette réduction soit une réalité. Car, Selon le Pm, elle ne peut relever de la seule compétence des autorités publiques.
Awa SARR