|
|||
Lancement officiel de l’Amao - Pour un retour aux valeurs de la miséricordeLa solidarité tend de plus en plus à disparaître sous nos cieux. C’est partant de ce constat que des Sénégalais ont décidé de mettre sur pied une association pour un retour aux valeurs cardinales. Il s’agit de l’Association pour la miséricorde et l’assistance des orphelins (Amao) qui ambitionne d’inculquer aux Sénégalais les valeurs de la miséricorde.
Créée le 4 octobre 2 010 et reconnue officiellement par l’Etat, le 30 novembre 2 010, l’Association pour la miséricorde et l’assistance des orphelins (Amao) va entrer dans sa phase active. Et les responsables de la structure entendent marquer un grand coup, en opérant notamment une véritable révolution morale dans le pays. Il faut dire que les valeurs morales, particulièrement celles de solidarité sont en souffrance dans notre pays. Ce qui fait que la pauvreté gagne de plus en plus de terrain, avec le fossé qui se creuse chaque jour davantage entre riches et pauvres. C’est donc dans ce contexte que des compatriotes ont pris la décision d’apporter leur pierre à l’édification d’un Sénégal où la solidarité sera une réalité effective. Ces derniers, fidèles aux enseignements de leur guide religieux, feu Serigne Saliou Mbacké, se sont ainsi lancés dans l’humanitaire, plus spécifiquement dans l’assistance des orphelins.
Et selon le président de la structure, Pape Saliou Diop qui travaille au niveau de la Présidence de la République, il s’agira de mobiliser des ressources sur le plan international pour venir en aide aux orphelins et leur permettre d’avoir de meilleures conditions de vie. Une initiative vivement saluée par le sociologue Djiby Diakhaté. Et pour cause, estime le spécialiste des questions de l’enfance, beaucoup d’enfants souffrent à travers le pays d’être sans parents. Et cette situation est particulièrement marquante au niveau de la Casamance où nombre de parents sont morts dans la crise. Aussi appellent-ils les responsables de l’Amao à élargir leur champ d’action en impliquant les autres régions dans leurs activités. « Nous sommes en train de perdre nos valeurs, du fait d’influences multiformes. Beaucoup d’enfants vivent dans des situations difficiles et ont besoin d’être accompagnés », dira-t-il. Mais, de son point de vue, il importe surtout de mettre l’accent sur l’éducation familiale qui est devenue le parent pauvre au niveau des familles où les parents s’occupent plus de la recherche de revenus que de l’éducation de leurs enfants. Autre chose que l’on devrait revoir, selon le sociologue, c’est le contenu de nos enseignements « qui sont extravertis » avec des programmes qui traînent des écrits d’auteurs étrangers, alors que nous avons des auteurs nationaux qui nous ont laissé des enseignements conformes à nos réalités et qui, donc, répondent plus à nos attentes. M. Diakhaté plaide également en faveur d’un appui de l’Etat aux producteurs cinématographiques pour une production cinématographique locale de qualité. « Il nous faut des réponses sénégalaises et africaines aux problèmes qui nous interpellent. Le Sénégal est en train de perdre de plus en plus ses repères », a-t-il indiqué. Avant de noter que « lorsque les valeurs sont en crise, aucune action de développement n’est possible ». D’où sa volonté d’appuyer l’Amao. Une structure qui a également le soutien de plusieurs personnalités de la famille mouride, en particulier Serigne Bassirou Mbacké qui gère une Ong aux Etats-Unis, dénommée « Un monde sain », et Sokhna Maï Mbacké. Ils ont tenu à faire le déplacement pour réaffirmer leur souhait de contribuer activement à la réussite de cette initiative salutaire de Pape Saliou Diop et Cie. Thiané Ndiaye Vendredi 3 Février 2012
© lemessagersn. Info
Ajouter un commentaire
Le Messager Page Une
|
|
||
|
Le Messager : Quotidien d'information générale
Front de Terre x Bourguiba Dakar | ISSN : 0851-7738 | Tel : +221 33 825 50 29 | Fax : +221 33 825 69 63 | e-mail : contact-arobase-lemessagersn.info |
|||

