Cependant, il ne fait que confirmer les propos du Premier Ministre français François FILLON qui, en 2007 disait « qu’il était à la tête d’un Etat en faillite », ce qui lui valu d’être vertement tancé par son mentor Nicolas SARKOZY. Propos qu’il a réitéré en 2011 en disant que, je le cite : « le mot faillite n’est plus tabou en France ».
L’auteur de l’article France 2012 : la faillite, pour étayer ses sombres prédications convoque La dette. En effet, la France depuis 1973, n’a plus voté de budget équilibré. Sa dette publique est passée de 21,2% du PIB à 86,2% du PIB, 1 692,7 milliards d'euros soit 26 000 euros à rembourser pour chaque français.
Selon Simone WALPER, « les impôts ne servent plus à assurer un service public digne de ce nom. Education, recherche, défense, infrastructures, logements... tous les services de l'Etat sont financés à crédit -- tandis que le produit de votre travail est taxé de plus en plus lourdement pour rembourser une dette qui s'alourdit d'année en année. ».
Cette faillite est confirmée par les organismes de notations qui ont fait descendre la France de son triple A. Elle devra désormais emprunter sur le marché financier à des taux beaucoup plus élevés que son voisin allemand et collègue au sein de l’UE, tandis que les plans de rigueur mis en œuvre par SARKOZY et son gouvernement asphyxient le peuple des gorgorlou de l’Hexagone. Voilà une situation qui devrait beaucoup plus préoccuper autorités et éditorialistes français que nos élections à nous sénégalais. Nous avons cessé d’être des sujets depuis la grande révolution de 1789 où le Sénégal avait présenté ses cahiers de doléances. Nous avons également envoyé le premier député noir Blaise DIAGNE à l’Assemblée Nationale française en 1914 après des élections libres et démocratiques remportées face à CARPOT. C’est ce que le Président WADE était allé exprimer dès son accession à la présidence de la République pour que, entre la France et le Sénégal, s’établissent désormais des relations d’égale dignité, des relations de partenariat. Les Actes qu’il a posés par la reprise en main de notre politique de coopération, de la gestion du port autonome de Dakar et la récupération des bases militaires françaises sur notre territoire, ont fini par irriter les nostalgiques d’un passé colonial, qui cherchent par tous les moyens la peau de WADE. A l’autorité française qui souhaite au Sénégal une passation de pouvoir à la jeune génération, je dois rappeler que le modèle français est un échec, puisque le play-boy Sarko , a mis la France à genoux. A l’éditorialiste du journal le Monde, voilà matière à spéculer.
Modou ARSA (Correspondance particulière)