LEADERSHIP FEMININ Encore du chemin à parcourir…


La journée internationale de la femme a vécu ce 8 Mars. Au Sénégal, la Convergence Nationale pour la Valorisation des Activités des Femmes, a tenu au CICES une grande manifestation - bilan, pour évaluer les acquis. Mais également, revenir sur ce qui reste pour que la plate-forme de la gent féminine soit totalement satisfaite.




Devant les autorités locales des communes d'arrondissement de Yoff et de Grand Yoff, du marabout Ibou Siny Thiaw Laye, des représentants de la Ville de Dakar, du Congad et de l'Agence Belge de Développement, la présidente des femmes de la CN-VAF a tenu à rappeler que : « notre organisation a une dimension nationale ». En effet, la Convergence Nationale pour la Valorisation des Activités des Femmes est proactive, avec une force qui lui permet de fédérer les différentes initiatives féminines qu'elle se doit de capitaliser pour en accroître les revenus. Ses prédispositions dans la recherche de financements ont d'ailleurs fait que l'Union Européenne s'est engagée à l'accompagner dans le cadre d'un vaste programme de lutte contre la pauvreté. « Un projet », nous dit la présidente Yacine Diagne : « qui repose sur les intérêts stratégiques 2005-2010, élaboré pour une plus large part par les femmes elles-mêmes ». Se félicitant des acquis notoires enregistrés dans leur lutte contre les inégalités sociales. Des résultats qui ont pour noms : la prise en charge du mari et des enfants par la femme ; l'accès de plus en plus aux terres. Mais d'autre part, on retiendra que les femmes de façon plus générale auront du chemin à parcourir en dépit du leadership qui s'est dégagé avec leur accès progressif aux instances de décision au Sénégal. Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, n'a de cesse de démontrer son engagement pour la parité. Le programme national de scolarisation des filles, en est une parfaite illustration à côté des stations auxquelles le chef de l'Etat a permit aux femmes d'accéder depuis l'alternance, comme ce fut le cas avec la nomination de Mame Madior Boye, comme Premier ministre. Toutefois, aucune femme leader n'aspire encore à diriger les rênes de notre pays. Quand bien même, une certaine Marième Wane Ly, secrétaire générale du parti PARENA aujourd'hui membre de la Cap 21, a eu à faire le pari en 2000, avant de se rétracter. Aujourd'hui, à l'Assemblée Nationale, tout comme au Sénat, aussi bien dans le gouvernement, que dans le secteur privé, les femmes ont fini de s'illustrer de par leur compétence, comme des « incontournables ». Cependant, les barrières religieuses et coutumières, ne sont pas souvent pour faciliter les choses dans ce contexte de troisième Millénaire, où la lutte contre la pauvreté repose désormais sur leurs épaules du fait de la féminisation du fléau.

Mamadou SALL

filsaine@hotmail.com




Mardi 9 Mars 2010
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