L'Usaid octroie 10 milliards Cfa pour le financement d'un sous-programme

LUTTE CONTRE LA PAUVRETE EN MILIEU RURAL



L'Usaid octroie 10 milliards Cfa pour le financement d'un sous-programme

En s'alignant sur le programme et les objectifs du gouvernement en matière de développement, l'Usaid a attribué au Sénégal un financement pour un sous-programme communément appelé Programme national d'eau potable et d'assainissement du millénaire (Pepam). En effet, ce dernier qui a été lancé, hier, mobilisera un financement de dix milliards Cfa pour le développement des capacités locales, afin de répondre à la demande en produits et services.

Après une première phase qui a été financée, en 2005, par la Banque africaine de développement, le projet Programme national d'eau potable et d'assainissement du millénaire (Pepam) vient d'acquérir un second financement avec l'Usaid, à hauteur de 10 milliards de nos francs Cfa. Ce, pour le financement d'un sous-programme destiné à l'eau et à l'assainissement dans la zone sud, avec quatre vingt dix (90) localités des régions de Ziguinchor, Kolda, et Sédhiou, pour la première phase. En effet, ce programme dont le but est d'améliorer l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, sera exécuté sur une période de cinq ans. Il permettra de promouvoir une meilleure hygiène dans les zones rurales et sera exécuté sur une période de cinq ans. Ainsi, ce sous-programme quinquennal permettra de desservir 141.850 personnes en eau potable et 93.000 personnes en assainissement, pour ces mêmes localités qui ont été ciblées ; en attendant les deux autres, dont le choix est laissé au gouvernement. Il a donc été mis en place pour l'atteinte des objectifs du millénaire en matière de développement. Ce qui fait dire au ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat, de la Construction et de l'Hydraulique, Omar Sarr, que les objectifs fixés pour l'eau et l'assainissement peuvent être atteints d'ici 2015, même si le taux d'accès aux services d'eau potable et d'assainissement en milieu rural est encore faible. D'ailleurs, ce sont les conséquences liées à ces derniers qui ont conduit l'Usaid à financer la deuxième phase du programme. Et pour ces problèmes qui se sont accentués de manière significative en milieu rural, le ministre Omar Sarr a indiqué qu'il sera difficile de réaliser les autres objectifs, si ceux liés à l'accès à l'eau potable et à l'assainissement ne sont pas pris en compte. Car, a-t-il fait comprendre, ils sont intimement liés.

A cet effet, le Programme national d'eau potable et d'assainissement du millénaire, lancé depuis cinq ans, constitue le cadre unifié d'intervention du secteur et la réponse pertinente du gouvernement du Sénégal. Ce, pour faire face aux nombreux défis que le président de la République, Me Abdoulaye Wade, a lancé pour le développement. D'où la pertinence de ce programme, qui trouve sa justification dans la nécessité pour le Sénégal de lutter contre la pauvreté et l'exode en milieu rural. En effet, il est aussi important de noter que le taux d'accès à l'eau potable dans ces localités est passé de 64 % en 2004 à 75 % en 2008, soit une population rurale de 147.000 personnes ayant bénéficié de ces services. Force est de reconnaître que le Sénégal a bel et bien fourni des efforts dans ce domaine. Donc, cette nouvelle donne ne fait que permettre au Sénégal de franchir un grand pas vers un niveau de finance du Pepam, en ligne avec les objectifs initialement fixés. Ainsi, la réalisation de ce sous-programme permettra de satisfaire les besoins en infrastructures d'eau potable et d'assainissement. Par ailleurs, cette cérémonie de lancement a été l'occasion pour le ministre de l'Urbanisme, venu présider la cérémonie, d'annoncer que le conseil administratif de la Banque mondiale a approuvé, hier, l'octroi d'un crédit de 26 milliards de nos francs, au gouvernement du Sénégal. Ce, pour le financement d'un autre sous-programme du Pepam pour Saint-Louis, Matam, et le département de Bakel.

Awa SARR

(stagiaire)

Jeudi 18 Février 2010
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