L’intégration des peuples est la voie de salut pour parvenir à celle régionale. C’est la conviction du directeur de la coopération internationale au Ministère de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures.
Cheikh Ibrahima Diongue plaide ainsi pour un renforcement et pour l’intégration des peuples, dans l’espace de la Sénégambie méridionale, à travers l’axe des « 3 B » (Bissau, Banjul et Bignona). Il s’exprimait au cours de la première rencontre nationale sur la coopération transfrontalière en Afrique de l’Ouest, qui s’est ouverte hier et dont le thème porte sur le « Renforcement de la coopération transfrontalière de la Cedeao et des régions frontalières du Sénégal ».
Pour lui, le Sénégal a engagé très tôt un processus de décentralisation, poursuivant l’objectif de conduire ses collectivités locales vers un niveau appréciable d’autonomie et de capacité à prendre en charge leur développement. Et il invite les pouvoirs locaux à saisir ces opportunités. « Par la coopération transfrontalière, l’opportunité est ainsi offerte aux collectivités territoriales de nos pays, soutenues par leurs partenaires, de contribuer à l’effort des Etats membres de la Cedeao », indique M. Diongue. Mieux, cette dynamique permettra de réduire substantiellement la pauvreté des populations et les inégalités sociales. Cela cadre parfaitement avec le plan stratégique de la nouvelle vision adoptée par les leaders la Cedeao, dont l’ambition est d’abord de transformer l’Afrique de l’ouest en une région sans frontières. S’ensuit le passage à l’intégration des peuples.
« Notre objectif est de passer d’une Cedeao des Etats à une Cedeao par les populations, garantissant ainsi avant 2020, une Cedeao des peuples », renseigne dans la foulée la chargée du programme de coopération transfrontalière à ladite commission, la gambienne Kinza Jawara Njai. Pour elle, il est temps de combattre la marginalisation des espaces frontaliers, à travers des projets concrets et conjoints, réalisables à court terme pour promouvoir et consolider la paix, la sécurité, la stabilité et le développement des zones frontalières et l’ensemble de la sous région.
Cette dernière décennie marque une étape importante dans l’évolution du processus d’intégration en Afrique de l’ouest. « En effet, nous avons assisté à une mobilisation générale en faveur de cette intégration de proximité », précise M. Diongue.
Le représentant régional de la Banque africaine de développement (Bad) Mohamed H’Midouche, plaide, lui, pour la réduction du nombre de check points à deux (2), pour réussir une bonne intégration dans la sous-région.
Ibou DIAO