Plus de deux cent cinquante (250) véhicules de marque Samand Mandori sont actuellement stationnés à la place de l’Obélisque. Selon les chauffeurs de ces taxis dits « Iraniens », les contractants avec la l’industrie automobile Sen Iran auto ne sont plus en mesure d’honorer leurs obligations. Parlant d’une opacité dans les clauses du contrat de concession, le président des chauffeurs du garage Esso Port note que « outre notre impossibilité de payer mensuellement 264.500 Cfa à la Brs, nous nous sommes rendus compte que les voitures consomment 10 litres d’essence aux 100 km contrairement à ce qu’on nous avait dit avant ». Même si les taximen acceptent de supporter les frais de dépannage et l’assurance tous risques de l’ordre de soixante deux (62) mille Cfa mensuels, Mamadou Fall Ndoye a parlé d’ « irrégularités ». Notamment au niveau du service après vente, marqué par une « surévaluation » des pièces détachées par la direction de Sen Iran auto. Selon lui, « le chèque libellé au nom du chauffeur est toujours confisqué par le concessionnaire qui répare le véhicule non sans réclamer 150 mille francs Cfa supplémentaires avant la livraison ». Une arnaque de l’avis du secrétaire général du syndicat des transports routiers qui signale une absence d’harmonisation dans le mode d’acquisition et de remboursement du coût des véhicules. Car, de neuf (9) millions francs Cfa, Gora Khouma fait remarquer que « des taxis Iraniens ont été cédés par la suite entre 6 et 7 millions francs Cfa ». Le produit étant le même, le circuit également, tout comme le carburant utilisé, « je ne vois donc pas la pertinence des règles commerciales établies », dira-t-il. A en croire le syndicaliste, c’est ce qui explique aujourd’hui la division au sein de leur corporation, du fait surtout que « les conducteurs de taxis n’ont pas été tous mis dans les mêmes conditions pour s’acquitter convenablement de leurs obligations ». En termes plus clairs, aussi bien les prix de cession que les versements ont différé au prorata des lots de véhicules successivement mis en circulation. Du côté des autorités, Mamadou Fall Ndoye révèle que le ministre des transports terrestres a manifesté sa volonté de les rencontrer (NDLR : c’était avant-hier à 17 heures au ministère), pour trouver une solution. Auparavant, le ministre de l’Intérieur, Bécaye Diop et Innocence Ntap Ndiaye, avaient également pris la décision de convoquer la Banque Régionale de Solidarité (Brs) et le Collectif des chauffeurs pour aplanir la situation.
Mamadou SALL
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