« A la demande d’une majorité de 82,5 % des assemblées générales tenues les 17 et 18 juin et qui se sont prononcées sur la conduite syndicale à tenir dans un tel contexte :
Considérant que la non tenue des conseils de classes pourrait être préjudiciable à de nombreux candidats aux examens du baccalauréat et du Bfem, et même donner lieu à des abus dans le passage en classe supérieure
Considérant aussi l’engagement de la direction du Cneps à reprendre la formation et l’imminence du déblocage de la formation diplomante des professeurs d’Eps, à moins de dix jours du baccalauréat général et du lendemain du début du bac technique
Et tenant compte des correspondances reçues du Premier ministre, du ministre de l’Intérieur et de l’enquête diligentée sur le récépissé, qui constituent des avancées certes tardives, la fin du mutisme des autorités », le directoire du Cadre Unitaire Syndical des Enseignants du Moyen et du Secondaires (Cusems), invite à la suspension du mot d’ordre de rétention des notes, a compter d’aujourd’hui. Du moins c’est que l’on peut retenir du document qui a été rendu public, hier, par le Cusems, lors de cette conférence de presse. En effet, cette suspension ne signifiant rien a leurs yeux, Mamadou Mbodji a déclaré que la reprise de la lutte pourrait intervenir à tout moment et sous toutes les formes. Force est de reconnaître que la situation est alarmante dans ce pays, où des personnes qui se disent enseignants n’éprouvent aucune gêne à prendre des enfants en otage. Ce, dans le seul but de satisfaire leurs intérêts personnels. Que peut-on en déduire ? Pensez-vous que pour, des problèmes de récépissé, l’on puisse se permettre de porter préjudice à des candidats aux examens ? Cela, il faut être « … » pour l’admettre. Par ailleurs, comme l’avait notifié, dans les colonnes d’un journal, le chargé de la formation au sein du Saemss, Louis Christophe Thione, leur syndicat n’est pas, pour le moment, favorable à la mutation du Cusems en syndicat. Car il n’est pas un syndicat, mais un cadre unitaire, un cadre d’action et de lutte, composé du Saemss et du Snems. Ce qui veut dire que cette entité ne peut pas se muer en syndicat sans l’aval des deux parties. Mais, il s’est trouvé que le Saemss, qui connaît des difficultés internes depuis que Mbaye Fall Lèye, a été coopté pour siéger au Conseil économique et social, n’a pas donné son avis sur la question. Donc, même si le ministre de l’Education leur attribue un récépissé, il ne sera pas en bonne et due forme, car n’ayant pas l’aval des deux parties prenantes. Affaire à suivre !
Awa SARR