Filière banane La voie de la commercialisation, mieux balisée



Dans le cadre de la Stratégie de croissance accélérée (Sca), le développement de la filière banane va être accompagné dans la région de Tambacounda. Le secrétaire permanent de la Sca, qui s’honore de la collaboration des acteurs de la filière, a montré tout son optimisme, hier, à Tambacounda. C’était au cours d’un atelier d’information sur la grappe agriculture et agro-industrie.




Au rythme où vont les choses, il est clair que la filière banane se porte bien dans la région Est du pays. Le secrétaire permanent de la Stratégie de croissance accélérée, Ibrahima Wade, l’a signalé hier, à Tambacounda. Il a, à cette occasion, indiqué qu’ « il y a une adhésion totale de tous les acteurs de la filière banane, au cadre interprofessionnel et au plan de développement de la sous-grappe horticulture, qui seront prochainement mis en place ». Il se prononçait ainsi sur la filière banane, en marge de l’atelier d’information pour la structuration de la grappe agriculture et agro-industrie, qui s’est tenu à Tambacounda. Considérant l’intérêt que l’Unafibs (Union nationale de la filière banane du Sénégal) porte au même titre que le président du Syndicat des agriculteurs, éleveurs et pêcheurs qui a manifesté son adhésion au développement de ladite filière, le secrétaire permanent de la Sca a souligné que des efforts importants sont faits pour l’accompagner. C’est dans ce cadre qu’il a indiqué que des efforts énormes ont été faits pour désenclaver la région de Tambacounda. Et à ce propos, il y a l’exemple de la route Tambacounda- Kaolack, dont la dégradation n’est plus qu’un mauvais souvenir. Mais, il y reste encore des efforts à faire, en vue du désenclavement total des zones de production dans la région. C’est pourquoi, signale Ibrahima Wade, « il y a encore des efforts à faire au niveau des pistes de production qui doivent amener la banane au niveau des grands centres ». Du côté des producteurs, Jean Marie Sarr de l’Unafibs a, au cours de l’atelier, mis l’accent sur « les contraintes qui sont liées aux conditions de production, dont la levée devrait aider les exploitants à obtenir de meilleures conditions de rentabilité et surtout de qualité ». Une fois ces contraintes levées, il ne restera à la filière qu’à développer les aspects liés à « la qualité, à la commercialisation et à l’accès au marché national et international », conclut fièrement le responsable de la filière banane.

Moustapha SYLLA

Samedi 21 Août 2010
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