FÊTE DE L’ISLAM - SAINTES NUIT DEDIEES AU SCEAU DES PROPHETES (P.S.L.)

A cette occasion, le Doyen Cheikh Abdoulaye DIENG, l’un de nos plus fidèles contributeurs, nous a fait parvenir un texte d’une rare élévation d’Alphonse de LAMARTINE, écrit en 1854, à propos du Prophète de l’Islam, Mohamed Ibn Abdallah.



FÊTE DE L’ISLAM - SAINTES NUIT DEDIEES AU SCEAU DES PROPHETES (P.S.L.)
Aussi, c’est avec plaisir que notre rédaction publie ce chef d’œuvre, sous la plume du Poète, écrivain, historien, homme politique français né à Mâcon le 21 octobre 1790, mort à Paris le 28 février 1864 – Suivez…

« Jamais homme ne se proposa volontairement ou involontairement un but sublime puisque ce but était surhumain : saper les superstitions interposées entre la créature et le Créateur, rendre Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, restaurer l’idée rationnelle et sainte de la divinité dans ce chaos de dieux matériels et défigurés de l’idolâtrie.

Jamais homme n’accomplit en moins de temps une si immense et durable révolution dans le monde, puisque moins de deux siècles après sa prédication, l’Islamisme, prêché et armé, régnait sur les trois Arabies, conquérait à l’unité de Dieu, la Perse, le Korassan, la transoxiane, l’Inde occidentale, l’Inde Occidentale, la Syrie, l’Egypte, l’Ethiopie, tout le continent connu de l’Afrique septentrionale, plusieurs îles de la Méditerranée, l’Espagne et une partie de la Gaule.

Si la Grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mahomet (1) ?

Les plus fameux n’ont remué que des armes, des lois, des empires ; ils n’ont fondé, quand ils ont fondé quelque chose, que des puissances matérielles, écroulées souvent avant eux. Celui là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d’hommes sur un tiers du globe habité ; mais il a remué, de plus, des idées, des croyances, des âmes.

Il a fondé sur un livre dont chaque lettre est devenue loi, une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toutes les langues et de toutes les races et il a imprimé pour caractère indélébile de cette nationalité musulmane la haine des faux dieux et la passion du Dieu un et immatériel (…)

Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes rationnels d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet. A toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ?».

Le Doyen nous propose encore ce viatique,
Rabat, signé Jean Droin, alors Inspecteur général d’Education du Maroc post indépendant.

Non musulman, il chante dans des accents sublimes Rabat, les Musulmans et… La prière. Fabuleux et émouvant poème !
Rabat sourit heureuse en sa robe éclatante.
Il est midi ! Bientôt les appels des Muezzins.
Répondant aux souhaits d’une pieuse attente
Vont faire résonner les créneaux sarrasins.
Vendredis Musulmans ; Béatitude calme !
Le turban rituel autour du crâne ras,
Les fidèles pensifs salués par les palmes,
S’en vont à la Mosquée, un tapis sous le bras,
La vie est plus légère et le cœur moins aride,
L’eau des ablutions a rafraîchi les corps,
Sous le ciel lumineux qui n’a pas une ride,
L’espérance éternelle élève ses accords.

Ô Rabat ! Qui dira ta splendeur et ta grâce
Dans les après-midi des mystiques printemps
Ô Perle du Maghreb que l’Atlantique embrasse
Parure du Prophète et Gloire des Sultans.

Comme nous l’avons tous constaté, fort heureusement, le Gamou de 2010 revêt un caractère tout particulier en raison de l’appel significatif du Khalife Général des Tidianes, Serigne Mouhamadou Mansour SY, à l’adresse du Pouvoir et de l’Opposition. Nous souhaitons qu’il soit vivement enttendu dans l’intérêt supérieur de la Nation.

Nous reviennent, extraites de son historique discours, ces sages et fermes recommandations du Premier Président de la Cour Suprême feu Isaac FOSTER, lors de la cérémonie de prestation de serment du Président Léopold Sédar SENGHOR, le 14 décembre 1963. La lecture d’un tel document, à notre humble avis est digne d’intérêt, en raison de son importance vitale.

« Nous rêvons d’un Sénégal réconcilié et uni dans un fécond labeur. J’ai lu dans le discours prononcé à Saint-Louis le 14 juillet 1860 par FAIDHERBE à l’occasion d’une distribution des Prix l’exhortation suivante, qui me paraît toujours de saison : « qu’une saine émulation disait FAIDHERBE, une saine émulation s’empare des Sénégalais pour qu’ils conservent parmi les Nations de l’Afrique , la première place que la Nature leur a assignée.

Mes chers compatriotes, quelles que soient les divergences d’opinion ou politiques qui peuvent exister dans notre pays, du moins tous les sénégalais nourrissent une commune ambition, celle de conserver au Sénégal sa première place ».

Mieux que personne, le Président Abdoulaye WADE, l’éminent juriste que nous connaissons, saura apprécier, à son exacte mesure ce bréviaire moral que le Magistrat émérite Isaac FOSTER, avait judicieusement déposé entre les mains du Président SENGHOR, fraîchement porté par son Peuple, au pinacle du Pouvoir !

Cheikh Abdoulaye DIENG

Vendredi 26 Février 2010
© lemessagersn. info



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