ETUDE PROSPECTIVE « SENEGAL 2025 » L’insécurité alimentaire classée première

La direction des stratégies de développement a organisé, hier dans un hôtel de la place, un atelier de partage consacré à l’examen des rapports de la phase exploratoire et de validation des scénarios du rapport d’étape de l’étude prospective, intitulé « Sénégal 2025 ». L’objectif étant d’identifier les véritables problèmes des Sénégalais, pour leur apporter des solutions définitives. L’insécurité alimentaire a été classée première, parmi ces difficultés.



Sur la liste des besoins identifiés, l’insécurité alimentaire a été classée en tête, suivie par la santé, l’habitat, l’éducation et l’emploi. Elle a été reconnue, selon le rapport d’étape de l’étude prospective « Sénégal 2025 », comme étant la priorité des populations de la région de Dakar. En effet, selon le présentateur du rapport, M. Ousmane Ndoye, qui a été désigné par la Direction des stratégies de développement, il est ressorti de cette étude que les populations placent l’alimentation en tête de la liste de leurs soucis, avec un avis favorable auprès de 6 enquêtés sur 10 (61,8%). Même si la sécurité alimentaire n’est pas garantie pour autant. Et les raisons évoquées pour expliquer cet état d’insatisfaction sont imputables en grande partie au manque de moyens.

D’où la nécessité pour le ministre du Commerce, Amadou Niang, de réfléchir à des solutions alternatives, bien que des actions allant dans ce sens ont été menées, avec l’exemple des boutiques de référence qui se chiffrent maintenant a cent. S’agissant de la santé, les aspirations reposent sur la disponibilité des médicaments dans les structures de santé et la question liée aux infrastructures hospitalières. Donc, pour chaque problème évoqué, une vision alternative a été proposée pour permettre au gouvernement d’en tirer un scénario de référence, afin d’en déduire des stratégies à long terme.

En matière d’éducation, le piège qui a été « occasionné » par la massification des effectifs semble poser un véritable problème de place. Et l’autre axe prioritaire, qui est l’emploi, n’enregistre que 44%, au vu de l’ampleur de l’insatisfaction des populations sur le système emploi et, en particulier, celui des jeunes. Toutefois, il est aussi important de souligner dans ce chapitre de l’emploi des jeunes, que des jalons ont été posés, même s’il faut aller à la recherche d’autres solutions. Ainsi, l’analyse rétrospective a permis de renseigner sur la nature des véritables aspirations des populations, en termes de sécurité alimentaire, de santé, d’emploi et d’éducation, de logement et d’infrastructures pour les 15 prochaines années.

En effet, cette étude menée par la Direction générale des stratégies de développement, devait ainsi permettre d’explorer l’environnement interne et externe, afin d’en déterminer les caractères saillants et d’analyser les facteurs clés qui fonderont l’avenir des Sénégalais. Ce, pour combler le déficit de vision à long terme. Donc, cette étude devra permettre de comprendre les processus qui ont contribué à la transformation de la société sénégalaise depuis trois décennies. Il s’agira également de mener une exploration des futurs possibles et souhaitables, grâce à la construction de scénarios, suite aux différentes phases qui composent une réflexion stratégique.

Ainsi, partant de l’idée que le développement vise le bien-être des populations, il était nécessaire, selon la directrice de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, Néné Mboup Ndiaye Dieng, de disposer de leur avis sur la situation actuelle du pays et leurs aspirations pour les années à venir, en vue d’élaborer des stratégies pertinentes de développement. Donc, considérant l’étude comme « un formidable instrument » d’aide à la prise de décision pouvant donner un éclairage fiable dans le choix des orientations stratégiques de développement, elle a informé que les résultats de l’analyse structurelle ont permis de déceler les variables clés devant jouer un rôle déterminant dans la construction de notre futur.

A cet effet, l’étude prospective, en tant que premier maillon du système national de planification, va permettre de faire une relecture des différents scénarios identifiés. Ce, en vue d’obtenir un large consensus sur leur pertinence et l’importance à leur accorder, au regard de leur applicabilité.
Awa SARR
(stagiaire)

Samedi 6 Mars 2010
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