Après Lamine Diack, Ousmane Tanor Dieng et Bara Tall, le présentateur de « Pile ou face » n’a pas trouvé mieux que d’inviter l’auteur du livre « Contes et mécomptes de l’Anoci », Abdou Latif Coulibaly. Le déséquilibre est patent, car tous les quatre invités sont en tous cas, issus du même camp : « Bennoo Siggil Senegaal », pour ne pas dire, du parti socialiste tout court. Pour le Pdg d’Origines SA, groupe auquel appartient la 2Stv, le parti pris est trop évident pour ne pas susciter de remarques, d’autant plus que Pape Alé Niang aurait violé une note de service en date du 7 novembre 2008 qui mettait tout le monde en garde : « Les animateurs qui désireraient inviter dans le cadre de leurs émissions, un artiste, un politicien ou quelqu’un d’autre, doivent désormais informer la Direction générale, par écrit, 72 heures avant la programmation de la date de tournage et ceci pour l’ensemble des invités y compris ceux du journal télévisé », précisait la note, signée par le président directeur général, El Hadji Ibrahima Ndiaye.
Cette règle a été violée par Pape Alé Niang, informe la Direction générale. Pire, Pape Alé serait un récidiviste, pour avoir initié récemment « un reportage » en Guinée Bissau avec un caméraman de 2Stv, sans en informer la Direction. Interpellé, il présente ses excuses et brandit « une volonté de décentraliser la télé » ! En effet, la connexion entre certains journalistes affairistes et la classe politique est un secret de polichinelle. Les hommes d’affaires et autres politiciens véreux usent de la manipulation pour amener les pauvres journalistes à tordre les règles déontologiques, en vue de satisfaire une clientèle sans foi ni loi.
La dérive de Pape Alé n’est pas moindre que celle de son aîné, Abdou Latif Coulibaly, qui utilise sa plume pour régler des comptes politiques.
M. Bamba Ndiaye