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Dib Thiaré, Permanent National du Pds : « Je suis prêt à jouer les facilitateurs pour réunifier les cadres de Fatick »On en arrive à penser que son statut de Permanent national du Parti Démocratique Sénégalais ne fait de lui qu'un administratif. Détrompons nous , puisque Dib Thiaré reste un icône dans la formation libérale. La « descente aux enfers » de certains responsables nationaux, les états d'âmes des militants frustrés, les départs forcés, il en a vu et reste de marbre ; bref l'histoire du Pds peut bel et bien se conjuguer avec lui. Pour la petite anecdote, très peu de militants savent qu'il est le secrétaire général de la section communale Pds de Diouroup ; il n'empêche, ce fidèle parmi les fidèles, cet homme qui fait dans la discrétion, rugit au moment où sa formation politique renouvelle ses instances de base. Tous au charbon alors, lui et les autres. Pour le reste, son fief Fatick, reste plus que jamais sensible, les responsables nationaux y sont légion. Difficile alors pour lui de se mêler des jeux d'alliances qui plomberaient sa neutralité, lui qui est sensé jouer le rôle de fédérateur et pourquoi pas de facilitateur. Sa trouvaille a été de mettre sur pied, un comité de relance des activités dans le département et la région. Une idée qu'il mûrit toujours, sachant que l'objectif est d'unifier les sensibilités pour reconquérir le terrain perdu et assurer au secrétaire général national, une victoire en 2012. Entretien. Le Messager : le parti que vous avez connu va changer de nom ? Dib Thiaré : « C'est absolument normal, le Pds et le Pdsl sont d'essence libérale et tout le monde le sait. En 1974, quand Senghor a autorisé les courants de pensée, il y avait les courants travailliste, conservateur, socialiste et communiste. Me Abdoulaye Wade avait choisi le courant travailliste. De fait, le Pds aurait pu s'appeler Pdsl bien avant. Autre chose aussi, le mouvement des jeunes s'appelait UJT qui deviendra par la suite UJTL. » Les renouvellements ont débuté à Fatick, l'ambiance était électrique comme un peu partout ? « Après l'assemblée générale présidée par Mme Aida Mbodj et les superviseurs Assane Kébé, Badara Diop et Maguèye Sarr, partout dans les sections, il y a eu des réunions qui se sont déroulées normalement. Dans l'arrondissement de Tataguine, toutes les cartes ont été placées. Avant les élections locales à Fatick, il y a eu le problème Macky Sall, cela a poussé des responsables à le défendre, pensant qu'il ne partirait pas. Tous les élus qui étaient avec lui ont fait le tour du département pour dénigrer la façon dont le parti s'attaquait à sa personne. Ceux là disaient que les détracteurs n'étaient pas assez représentatifs puisque n'ayant pas de responsabilités. Il leur a été difficile de tenir le langage contraire à la suite de son départ et cela a profité à Macky Sall. Résultat des courses, Benno a raflé la mise et Macky à lui seul n'a remporté que 5 localités sur 16. » Est-ce à dire que Macky pourrait revenir dans la formation libérale ? « Pourquoi pas ? D'autres l'ont fait avant lui : Idrissa Seck, Me Massokhna Kane, Me Doudou Ndoye, Me Ousmane Ngom, Pr. Serigne Diop. La porte reste ouverte et il a encore sa place. » Revenons à Fatick, des cadres émergent avec des sensibilités différentes ? « J'ai eu à initier un comité pour la relance des activités départementales et régionales à la suite d'une réunion avec Mame Biram Diouf et Arona Diouf. Certains avaient gelé leurs activités et il n'y avait rien pour faire revivre le parti. Il était nécessaire de se retrouver et un premier meeting a eu lieu à Diakhao Sine, suivi d'un autre à Samba Dia. Un rapport a été remis dans la foulée au secrétaire général national puisque nous espérons réunir tous les responsables. » Faudrait-il un élément fédérateur pour arriver à une réunification totale ? « Dans le cadre du comité électoral, en tant que permanent national du Pds, je ne pouvais être dans aucune tendance. Nous devons faire en sorte que l'ensemble des responsables puissent se retrouver autour de l'essentiel et je présente la particularité de n'avoir aucun contentieux avec qui que ce soit. J'ai l'intention de les inviter à travers une formule nous permettant de nous entendre et de relever le défi qui est la reconquête en termes de suffrages. » Le regain de vitalité ou de rivalité est visible et perceptible partout ? « C'est inhérent à tout grand parti, ce sont des choses qu'on peut difficilement éviter du fait des enjeux. Seulement, nous renouvelons le parti et c'est une occasion pour massifier, permettre aux nouveaux d'occuper des responsabilités car la finalité, c'est de mobiliser l'ensemble des militants pour assurer la victoire de Me Wade en 2012. C'est l'objectif général et cela doit être un motif assez suffisant pour que les responsables évitent ce genre d'incidents qui dans une certaine mesure ternissent l'image du parti. » Enfin, un retour sur les élections du 22 mars 2009, un mauvais souvenir en somme ? « Les responsabilités sont partagées car on aurait pu trouver le moyen de travailler ensemble et de préserver les collectivités locales. Pourtant en faisant la somme des suffrages dans pratiquement toutes les collectivités locales perdues, nous disposons de la majorité. Certains responsables qui sont pointés du doigt du fait des investitures, ont paradoxalement plus de voix que ceux là mêmes qui les contestaient et qui avaient mis en place des listes parallèles. » Propos recueillis par IBRAHIMA DIOP Ibashubidiop2002@yahoo.fr Mardi 2 Mars 2010
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