Le déficit de production observé depuis quelque temps au niveau de la Senelec, n’a pas encore fini de révéler ses petits secrets. Surtout quand l’opposition s’invite dans le débat. Ousmane Tanor Dieng nous en a fait une esquisse, dans sa sortie médiatique d’hier. Et c’était pour dire que le Parti socialiste était en voie de régler le problème du déficit structurel de la Senelec, notamment en initiant la vente de l’entreprise à Hydro-Québec Hélio, pour seulement une quarantaine de milliards de francs Cfa. Et de regretter qu’en 2001, l’Etat a initié des démarches intenses pour dénoncer le contrat. Cela s’est fait, à son avis, parce que le régime de Me Wade a suspecté que le contrat était entaché d’irrégularités, du genre pots-de-vin qui seraient distribués aux dignitaires socialistes, au moment de ficeler le contrat. Ce que le secrétaire général du Ps a volontairement oublié de préciser, c’est qu’à l’époque, il y avait à la tête du département de l’Energie un certain Abdoulaye Bathily, leader de la Ld, dont l’acharnement à rompre le contrat avec Hydro-Québec Hélio était viscéral. Qu’est ce que Bathily n’a pas dit, à l’époque, sur les ondes des radios et dans les colonnes des journaux, pour montrer à l’opinion que le contrat signé par le régime socialiste était une grosse arnaque, qui n’a profité qu’à des individualités au Ps (suivez mon regard…) ! L’on ne sait aujourd’hui par quelle alchimie Tanor et Bathily se sont retrouvés pour combattre Me Wade, alors que dans le fond, il n’y a strictement rien qui doit réunir ces deux hommes autour de questions politiques. Bathily, alors défenseur de Me Wade, n’avait jamais hésité à traiter les socialistes de voleurs qui ont pillé les ressources de la Senelec, pour enfin la brader. Il avait même insisté auprès de Me Wade pour résilier dare-dare le contrat. Ce qui avait valu au trésor public de devoir dédommager Hydro-Québec Hélio à hauteur de 40 milliards Cfa. Et tout cela sur fond d’injures et d’accusations de vol aux socialistes. La question, aujourd’hui, est de savoir comment le Jallarbiste en chef ose aborder la question du déficit énergétique avec Ousmane Tanor Dieng ? En politique, le ridicule ne tue pas.
Moustapha SYLLA