Décès du jeune Abdoulaye Wade Yinghou Le Ministère de l’Intérieur ouvre une enquête


Pour marquer leur désapprobation devant les coupures intempestives de courant, les populations de certains quartiers de Dakar ont organisé, la semaine dernière des manifestations sporadiques. A Yeumbeul, ce fut le cas, mais malheureusement, le jeune Abdoulaye Wade Yinghou a perdu la vie à l’occasion de cette manifestation.



La Raddho en a profité pour indexer la police. Hier, le Ministère de l’Intérieur a, dans un communiqué, appelé à l’apaisement et informé de l’ouverture d’une enquête.
Suite aux manifestations de rue qui ont troublé l’ordre public la semaine dernière, dans la zone de Yeumbeul, il y a eu mort d’homme en la personne du jeune Abdoulaye Wade Yinghou. Cette situation déplorable est à tort exploitée par une certaine opinion pour jeter le discrédit sur les forces de l’ordre auxquelles la Raddho (Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme), impute la responsabilité. Le Ministère de l’Intérieur qui est attentif à ce dossier a, par un communiqué rendu public hier, indiqué qu’«aucun élément nouveau » ne permet d’imputer la responsabilité du décès du jeune Abdoulaye Wade Yinghou aux forces de l’ordre. De plus, le Ministère de l’Intérieur informe qu’ «une enquête a été diligentée pour déterminer les circonstances exactes de la mort de ce jeune compatriote ». Toutes les dispositions utiles ayant été prises pour faire la lumière sur ce décès, une enquête est ouverte. Et le Ministère de l’Intérieur d’informer que « le commissariat de police de Yeumbeul a ouvert une enquête confiée à la Dic (Division des investigations criminelles), en relation avec le procureur de la République, afin de situer les responsabilités pénales, le cas échéant ». Dans le même communiqué, le Ministère de l’Intérieur appelle les citoyens Sénégalais à l’apaisement. Et c’est pour demander aux populations d’ « éviter tout acte susceptible de troubler l’ordre public ». Dans la même veine, le Ministère de l’Intérieur exhorte les populations à «faire confiance aux institutions de la République afin que force reste à la loi ».

Moustapha SYLLA


Mercredi 21 Juillet 2010
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