Contre l’accaparement des terres en Afrique Une nouvelle approche s’impose



Pour rendre justice aux petits paysans qui sont dans les zones rurales, l’Organisation non gouvernementale Enda tiers-monde, a organisé, hier dans un hôtel de la place, un atelier de partage des informations sur la situation de l’accaparement des terres et ses conséquences sur l’agriculture paysanne. Mais selon les panélistes, une nouvelle approche s’impose pour l’éradication de ce problème




Accaparement des terres et avenir de l’agriculture familiale, tel a été le thème de l’atelier de partage de l’Organisation non gouvernementale Enda tiers-monde, sur les processus à entreprendre afin de résoudre ce problème. En effet, l’Ong spécialisée dans la promotion d’une agriculture saine et durable, respectueuse de la santé humaine et environnementale et ses partenaires, ont capitalisé leurs expériences et un constat amer s’est dégagé. Depuis plus d’une décennie les petits producteurs et les générations futures sont menacées en termes d’insécurité foncière, de perte de biodiversité et de la dégradation des conditions de vie économique. Toutefois, de l’avis de la coordinatrice Marième Sow, le Sénégal s’est résolument engagé dans cette lutte, avec l’implication des différents démembrements de l’Etat en charge de la question. Au moment où certains Etats n’ont pas hésité à procéder à la déforestation massive pour satisfaire des capitaux étrangers. Mais malgré les efforts notables enregistrés ça et là, cette dernière demeure. C’est toute la pertinence de cet atelier de partage, qui permettra de voir les mesures à entreprendre pour résoudre cette problématique qui inquiète les petits producteurs afin de sécuriser l’agriculture paysanne africaine. Pour ce faire, la directrice exécutive d’Enda, Mme Joséphine Ouédraogo, a estimé qu’une nouvelle approche comme des propositions techniques et stratégiques s’impose. C’est la raison pour laquelle, pour le cas du Sénégal, les panélistes ont proposé une étude technique afin de se faire une idée de l’accaparement des terres et des initiatives positives en la matière. Et ce, avec l’appui financière d’Oxfam qui est un partenaire au développement. Il a été également noté pour ce qui est du plan d’actions qui va être déroulé, une recherche-action sur l’amélioration et la sécurisation foncière. En effet, ceci a pour objectif de servir de point d’entrée pour une compréhension globale du phénomène qui pourra influencer les processus de révision des cadres juridiques légaux. Les acteurs politiques sont appelés à s’investir dans ce combat.

Awa SARR

Mercredi 4 Août 2010
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