Conférence de presse de la Commission Médicale de l’Hôpital de Grand Yoff Cela frise la guerre des nerfs !


Le président de la Commission médicale de l’Hôpital général de Grand Yoff, le professeur Kane et ses amis, entendent maintenir la pression sur le Colonel Babacar Ngom, le directeur de ladite structure, invité à rendre le tablier. Lors d’une conférence de presse tenue hier dans les locaux de l’Hôpital, ils ont énoncé un certain nombre de griefs.




Le directeur de l’hôpital général de Grand Yoff (Hoggy) vit les pires moments de son passage à la tête de ladite structure. Ses administrés ne réclament ni plus ni moins que son départ. Les faits ont pris une tournure plus importante depuis le lundi 19 juillet 2010. Les adversaires du directeur ont tout simplement usé de violence pour contraindre le directeur à quitter ses fonctions. A cette invite, le Colonel répliquera en ces termes : « En tant que militaire, je suis atteint par la limite d’âge, mais en tant que directeur de l’hôpital, c’est un décret qui m’a nommé, j’attends que l’administration me relève ».
La question qui se pose est de savoir pourquoi l’Hoggy est l’objet de tant de convoitises ? Un hôpital moribond ou croulant sous le poids des dettes ferait-il l’objet de tant d’attention ? Est-ce que la bonne santé financière de l’établissement aiguise de nouveaux et nombreux appétits. Mystère et boule de gomme ?
Toujours est-il que le Pr Kane, qui estime que la commission médicale est sensée jouer un rôle consultatif auprès de la direction, avait entamé une mission de conciliation entre celle-ci (la direction) et le personnel.
Il a soutenu que l’hôpital connaissait des problèmes de gouvernance et que les praticiens travaillaient dans des conditions très difficiles : vétusté du plateau technique, absence d’investissement en matériels médicaux, absence d’une vraie politique de maintenance préventive et curative, rareté et disparition de médicaments au chevet du patient, dégradation des conditions d’hospitalisation, fermeture à moitié du service de réanimation, arrêt récurrent du bloc opératoire …
Les partisans du Pr Kane reprochent aussi à la direction, l’opacité dans la gestion, l’inefficacité du recouvrement des créances, une désorganisation de l’organigramme.

Autre zone d’ombre dans ce bras de fer interminable, le sort des 600 millions évoqués pour l’achat d’une angiographie : une affaire qui remonte à 4 ans, donc antérieure à l’arrivée du Colonel Babacar Ngom à la tête de l’établissement. Le vice-président de la commission médicale reprochera également à la direction, le non recrutement d’anesthésistes (un seul à la place de 4) et la non exécution des besoins exprimés qui se chiffrent à 70 millions de francs Cfa.

IBRAHIMA DIOP

Mardi 27 Juillet 2010
© lemessagersn. info


Politique | Économie | Socièté | Actualité | Faits divers | Sport | Culture | Contributions | Entretien | Education | Santé | La page Une du journal | Afrique | Editorial | Sciences et Technologies | International | Annonce & Communiqué



S'identifier

Inscription à la newsletter