Bradford E. Brown : « En démocratie, c’est par le vote qu’on rejette un candidat et non par la pression »

Un sénateur américain désavoue ses collègues et recadre l’opposition sénégalaise



Prenant le contre-pied de ses collègues Christopher Coons, Christopher Smith et David Payne à qui il a adressé une missive au sujet de la validité de la candidature de Wade, le congressman américain Bradford Brown rappelle à l’opposition sénégalaise que les élections ne se gagnent pas par le lobbying et le forcing. Il a salué les avancées remarquables de notre démocratie sous le magistère du leader historique du Pds et misé sur « l’expérience de l’armée » et « le leadership religieux » pour circonscrire toute violence politique.

« Le Sénégal peut continuer d’être un allié précieux (des Etats-Unis) en dépit du fait que certaines personnes de mauvaise foi commençant à ternir son image », a, déclaré, en substance, le congressman américain Bradford Brown. Ce dernier, pour que nul n’en ignore, a, dans une lettre en date du 26 janvier 2012, apporté la répartie à ses collègues Christopher Coons, Christopher Smith et David Payne, dont les sorties mal documentées contre la candidature de Wade alimentent le prisme déformant des adversaires du « pape du Sopi ». « En démocratie, c’est par le vote qu’on rejette un candidat et non par la pression…La durée du mandat présidentiel doit être considérée dans le contexte de l’histoire du Sénégal dont les deux précédents présidents ont chacun servi pendant 20 ans : un chiffre que ne pourra atteindre le président Wade même s’il venait à gagner l’élection de 2012 », a-t-il écrit. Non sans faire part de son assurance de voir les élections de février prochain se dérouler en toute transparence, comme de coutume depuis l’avènement de l’Alternance en 2000.

Déplorant l’information parue dans une certaine presse faisant état d’éventuelles poursuites, inspirées par les Etats-Unis d’Amérique, à l’endroit du chef de l’Etat sénégalais et de personnes de son entourage de premier cercle, M. Bradford E. Brown a tenu à rappeler que l’armée sénégalaise est très professionnelle et « dotée d’une expérience considérable particulièrement dans les missions de l’Union ». Se disant convaincu de la capacité de cette armée « à pouvoir assurer la sécurité intérieure », il a, en fin connaisseur du Sénégal où il a ses entrées depuis 1985, soutenu qu’on peut miser sur « le leadership religieux pour le maintien d’une situation de non-violence».

Le sénateur américain, au rayon de la corruption dont on parle et amplifiée par le prisme déformant de l’opposition sénégalaise pour espérer manipuler son monde, a précisé : « La corruption est souvent soulevée comme un problème. Et certainement elle constitue un problème au Sénégal comme partout ailleurs ». Il en veut pour preuves : les récentes révélations en France à ce sujet (affaire Karachi ?) et la condamnation du gouverneur de l’Illinois. « J’ose dire que la corruption est moins significative dans l’administration actuelle et moins nuisible quant au développement du Sénégal…Qui est loin d’être le pays le plus corrompu au monde ». Dans sa missive, monsieur Brown a remonté la pente de l’Histoire jusqu’aux parodies d’élections caractéristiques du parti-Etat monolithique et souligné : « L’on devrait seulement se rappeler quand le Sénégal était un Etat à parti unique ou encore se souvenir des élections avant la victoire du Président Wade, quand il était partout admis qu’il avait gagné la majorité des votes ».

A la lumière de ce qui précède, force est de reconnaitre que le lobbying intense que l’opposition sénégalaise mène, outre-océan, contre la candidature de Wade est loin de générer les résultats politiques escomptés. Dès lors que des sénateurs américains se disent, en toute indépendance, favorables à la candidature du Premier des Sénégalais. Ce, dans le sillage des constitutionnalistes étrangers de renom qui soutiennent que Wade peut bel et bien se représenter en 2012 sous l’empire de la Constitution de 2001. Rappelons qu’une certaine presse avaient exploité les correspondances de Christopher Coons, Christopher Smith et Donald Payne, qu’elle attribuait au Congrès américain, tentant de faire croire qu’il s’opposait ainsi à la candidature de Me Wade. De la pure manipulation puisque ces personnes citées avaient été approchées par l’opposition sénégalaise, partie menée une campagne de dénigrement contre le chef de l’Etat sénégalais au pays de l’Oncle Sam. Des positions tout à fait personnelles qui ne pouvaient entraîner la mise sur liste noire du président sénégalais et ses proches, comme relayées, ici au Sénégal.

Thierno Ndiaye

Vendredi 27 Janvier 2012
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