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Bleus La mise au point de Deschamps
En pleine crise existentielle du football français, conséquence du fiasco des Bleus en Afrique du Sud, Didier Deschamps a fait part de son sentiment sur le sujet dans une interview accordée aux lecteurs de France Football, dont les principaux extraits sont diffusés lundi sur le site du bi-hebdomadaire. Dans celle-ci, l'entraîneur de l'OM n'hésite pas à tirer de son vécu pour distiller quelques «leçons». «J'ai eu la chance de jouer dans de grands clubs, de disputer la Ligue des champions. Mais, dans toute ma carrière, chaque saison je marquais d'un trait rouge les rendez-vous avec l'EDF», raconte-t-il. A certains qui se voient trop beaux après seulement une poignée de sélections, "DD" rétorque : «Ce [la sélection tricolore] n'est pas une finalité. Le fait d'y être donne des devoirs et des obligations. Ce n'est pas un sacrifice. Être là, entendre la Marseillaise, je me considérais comme un privilégié. A partir de là, j'avais des devoirs. De donner à la fois sur et en-dehors du terrain.» b[«CE [LA SÉLECTION TRICOLORE] N'EST PAS UNE FINALITÉ. LE FAIT D'Y ÊTRE DONNE DES DEVOIRS ET DES OBLIGATIONS. A LA FOIS SUR ET EN-DEHORS DU TERRAIN.»]b Plus que les Tricolores, le coach olympien est remonté contre le comportement actuel des footballeurs, pas forcément à l'écoute... «J'ai eu la chance d'avoir un président, Bernard Tapie, qui m'a expliqué très tôt qu'il y avait le terrain, mais qu'il fallait également voir au-delà. C'est ce que j'essaye de transmettre à mes joueurs. Mais aujourd'hui, il y en a plus qui entendent plutôt qu'ils n'écoutent. Il faut une réflexion, après à eux de voir...» «Laurent Blanc n'est pas David Copperfield» Concernant la situation des Bleus à-proprement parler, Deschamps a rappelé son attachement à son ancien coéquipier et nouveau sélectionneur de l'équipe de France, Laurent Blanc. «Je suis convaincu que Laurent Blanc a les qualités humaines et professionnelles pour faire du bon travail. Maintenant ce n'est pas lui qui sera sur le terrain. La situation est désastreuse, c'est un chantier. Laurent Blanc n'est pas David Copperfield», a-t-il indiqué, avant d'appeler à un soutien du football français au nouvel arrivant. «Il aura l'avantage, avec son nom, d'avoir le respect et la crédibilité, estime-t-il. C'est l'homme de la situation. Mais il ne pourra pas y arriver seul.» De bien belles paroles, qu'il faudra mettre en application. A bon entendeur... FFF La commission devient une mission... Le Monde révèle lundi que la commission d'enquête sur les événements de Knysna a été rebaptisée «mission d'information». Un enterrement ? La commission d'enquête sur les événements de Knysna, qui s'est réunie pour la première fois lundi, paraît promise à un discret enterrement, selon une information du site Internet du Monde. Décidée par Jean-Pierre Escalettes, quelques jours avant la fin de son mandat à la tête de la FFF, cette commission chargée de faire le clair sur le fiasco français en Af'Sud a été rebaptisée «mission d'information», a révélé l'un de ses trois membres, Jacques Riolacci. «L'idée est de donner une image plus apaisante de notre travail», a expliqué l'ancien président de la commission de discipline de la Ligue. Le Monde voit dans ce changement d'appellation un signe supplémentaire d'un "flop" annoncé. Cette commission, rappelle le quotidien en ligne, semblait déranger les plans du nouveau sélectionneur, Laurent Blanc et même Fernand Duchaussoy qui lors de sa première conférence de presse à la tête de la Fédération avait soutenu du bout des lèvres le projet de son prédécesseur. Cette nouvelle dénomination, lourde de symbole, pourrait bien marquer la fin d'un projet né sans concertation et à contretemps. LA «MISSION» DEVRA «DÉTERMINER LE RÔLE DES JOUEURS, ET EXCLUSIVEMENT DES JOUEURS» Jacques Riolacci avait déjà dit avoir accepté sa nomination «sans enthousiasme». Accompagné de Laurent Davenas, avocat général à la cour de cassation et de Patrick Braouezec, député de Seine-Saint-Denis, ils devront «déterminer le rôle des joueurs, et exclusivement des joueurs, dans les événements qui se sont déroulés le 20 juin 2010 à Knysna et éventuellement requérir à des sanctions», précise au Monde Laurent Davenas. «Quant au staff, cela relèvera des instances fédérales.» Mardi 27 Juillet 2010
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