Bilan mi-parcours de la fédération Kajoor Jankeen : Plus d’implication et de suivi pour les enfants en situation difficile


Après six mois d’intervention dans le département de Thiès et de Tivaouane qui est sa zone d’intervention, la fédération Kajoor Jankeen, une organisation non gouvernementale, a procédé face à la presse samedi dernier, à la présentation des activités qu’il a eu à mener au cours de cette période. Ce programme communautaire mené par ladite fédération, en collaboration avec Childfund , a pour rôle d’aider les enfants en situation difficile, des jeunes qui peinent à trouver du travail. Mais aussi, de renforcer le pouvoir économique des femmes.



Le programme communautaire de la fédération Kajoor Jankeen en collaboration avec Childfund, a eu à entreprendre beaucoup de réalisations au niveau des deux départements de la région , à savoir Thiès et Tivaouane. A en croire Alioune Sarr, coordonnateur du projet, cette fédération composée de onze associations communautaires dont deux à Tivaouane et neuf à Thiès, a eu à intervenir au niveau de trois axes supplémentaires. Dans le premier axe, qui est une approche centrée sur des jeunes enfants (0 à 5 ans) sains et en sécurité ,la fédération s’est appuyée sur une bonne gestion des relations de parrainage ; dont le taux reste inférieur à la demande.Et sur ce point ,le coordonnateur du projet n’a pas manqué de souligner que le parrainage des enfants reste un véritable problème à résoudre dans le système. Car d’après lui, sur 5000 parrains dont dispose la fédération, seule une Sénégalaise a accepté de parrainer un enfant. Un nombre que le coordonnateur a jugé insuffisant, d’autant plus que, note-t-il, le parrain n’a à verser que 20 dollars soit 11 mille Francs Cfa par mois pour rendre meilleur la vie d’un innocent. Hormis ce parrainage, M. Sarr n’a pas manqué de souligner l’indifférence des hommes politiques à l’endroit des enfants. «Les enfants continuent de souffrir et d’être maltraités dans les rues.La journée qui leur est réservée passe souvent inaperçue. Ils n’ont souvent pas l’occasion de recevoir des cadeaux de fin d’année comme leurs frères et amis».

Toujours dans son rôle d’éduquer, la fédération a également impliqué les jeunes (6 à14 ans ) dans son plan de travail .Ce deuxième axe de son programme consistait à organiser des enquêtes KPC pour le suivi- accompagnement des jeunes. A cela on peut noter : la formation des relais parrainage et des serignes Daaras ; 150 jeunes formés ; réhabilitation des centre d’éveil existants ; augmentation des capacités d’accueil et d’encadrement des centres pour enfants ; la construction de Daaras modernes et de latrines, entre autres. Pour M. Sarr, dans son rôle de combattre la mendicité ,la fédération a eu à former 30 serignes Daaras. Et parmi ces maitres coraniques , 05 sont dans le système éducatif avec un salaire minimal de 50 mille francs. Le troisième axe est l’implication des familles et organisations locales. Beaucoup de formations ont également été réalisées. Selon le coordonnateur Aliou Sarr,les activités de la fédération, à l’image de childfund, concourent à l’atteinte de résultats essentiels. Ainsi dans le souci de bien faire leur travail, il lance un appel à la population et aux autorités sénégalaises pour plus de soutiens et d’implication dans la prise en charge des enfants à situation difficile.

Marième Coly

Mardi 10 Janvier 2012
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