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Bernard Valéro, porte-parole du Quai d’Orsay -« II n’y aura aucune ingérence de la France dans les affaires sénégalaises »
Une frange de la presse sénégalaise qui a cessé d’informer juste, a encore remis ça. Cette presse qui souhaite ardemment l’intervention des puissances étrangères au Sénégal a indiqué hier que la France, par la voix de son ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, avait demandé au président Wade de céder le pouvoir à la nouvelle génération. Rien de plus faux. Le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valéro, s’est en tout cas, inscrit en faux contre de telles allégations. Entre la France et le Sénégal, il ne saurait être question d’ingérence, a-t-il démenti sur les ondes d’une radio privée.
« Entre la France et le Sénégal, il n’y pas de place pour des malentendus, des polémiques et des suspicions ». Ces propos sont de Bernard Valéro, le porte-parole du Quai d’Orsay qui a démenti hier, sur les ondes d’une radio privée, les propos attribués à Alain Juppé, le ministre français des Affaires étrangères qui aurait demandé au chef de l’Etat sénégalais de quitter le pouvoir au profit de la jeune génération. Sur les ondes de la même radio, Bernard Valéro s’est inscrit en faux contre ces oiseaux de mauvais augure. « La position de la France à l’endroit du Sénégal est très simple. C’est qu’il ne saurait être question d’ingérence entre ces deux pays amis. Notre seul souhait est que le peuple s’exprime dans la transparence », a dit le diplomate. Ecartant d’un revers de main toute supputation tentant à donner à la France une quelconque position contre la candidature du président sortant, Me Abdoulaye Wade, Bernard Valéro, a indiqué que le seul souhait de Paris est que « ce rendez-vous électoral soit un succès », ajoutant que la France « est très sensible à la tradition politique du Sénégal ». Rappelant le droit à manifester des uns et des autres, le porte-parole du Quai d’Orsay a, toutefois, invité « les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité ». De quelque bord qu’on se situe, il faudra que « les règles de la démocratie soient respectées », a dit le porte-parole du Quai d’Orsay, invitant « les acteurs à inscrire leurs actions dans ce cadre là ». En définitive, Bernard Valéro a affirmé que la France fait « confiance à la tradition démocratique sénégalaise », non sans appeler les acteurs à « retrouver les voies du dialogue ». Toutefois, il a clairement affirmé que la France n’a pas à intervenir dans la validation des candidatures, souhaitant simplement que le « Conseil constitutionnel travaille dans la plus grande transparence ». Il a tenu à rappeler, par ailleurs, qu’une délégation de l’Union est à Dakar pour superviser le processus électoral et qu’elle rendra compte à l’issue de sa mission. Bassirou Seck Vendredi 3 Février 2012
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