Au-delà du folklore électoral…



Parlons vrai. Venons-en aux faits. Parce que, voilà que les néo socialistes rêvent de revenir au pouvoir. Après les quarante années de chienlit de leur magistère. Certainement que l’estocade des dernières locales où le Pds a vaincu le Pds, n’a encore eu de cesse de les leurrer. Par rapport à la dynamique d’évolution dans l’histoire contemporaine de l’Etat du Sénégal, quels sont les enjeux du moment ? L’affermissement du combat pour l’émergence. A tous les niveaux, sur tous les plans, depuis 2000, le président Abdoulaye Wade n’a eu de cesse de poser tous les jalons pour ce faire. Raison de son combat acharné pour l’achèvement. Avant la lueur de 2000, avec l’alternance politique survenue, le président Abdou Diouf n’en pouvait plus. Même que certains caciques de son parti avaient projeté de le tuer. Il s’est sauvé in extremis en les esquivant, pour féliciter publiquement son challenger Me Abdoulaye Wade qui venait de remporter l’élection présidentielle.

Est-ce le général Lamine Cissé, ministre de l’Intérieur à cette époque qui l’avait averti ? Ces caciques de l’Ups/Ps étaient venus pour assassiner le président Abdou Diouf et mettre leur forfait sur le compte du gagnant des élections de 2000, Me Abdoulaye Wade. Pour dire que c’est in extremis que le prédécesseur du président Abdoulaye Wade au palais de l’Avenue Roume s’en est sorti. Plutôt, recentrons, en parlant des enjeux du moment. Bien avant cette année 2000, notre pays, le Sénégal, était à genoux. Pas seulement du fait des politiques d’ajustement structurel (Pas) imposés par les institutions de Bretton Woods, mais du fait d’égarements, de manquements criards en matière de gestion des finances publiques. Réveillerons-nous les morts pour les faire témoigner ? Durant les années 1988/1989, jusque dix ans après, le pouvoir était dans la rue. A la portée de n’importe qui. Un tout petit forcing aurait suffit. Me Abdoulaye Wade n’en a pas voulu. Justement, focalisons-nous sur les dernières années d’affaissement du régime Ups/Ps. Le Sénégal, notre pays, était à genoux. Il n’y avait même pas de service de transport public. Même pas de service de nettoiement. Même pas d’école régulière pour nos enfants. Même pas de mobilité urbaine. Même pas d’électricité. Les délestages, les manquements, et tout le reste, pardi, c’est bien avant ! Quasiment, il n’y avait rien ! Un petit tour au Ministère de l’Intérieur, de la Justice, vous édifieront sur la prodigieuse montée des crimes de toute nature durant cette période. Dans les faits, bien avant 2000, tous les Sénégalais se plaignaient. Et pas seulement dans la bouche intéressée des politiciens. Comme il est de coutume de nos jours avec la démultiplication des médias, rendant le fait dramatique le plus anodin. C’est pour toutes ces raisons, que récemment, M. Ousmane Tanor Dieng disait, qu’il ne dirait jamais que le président Abdoulaye Wade n’a rien fait.

En onze ans de magistère, le président Abdoulaye Wade n’a pas tout réussi. D’ailleurs, existe-t-il au monde un seul président de République qui a tout réussi durant ses mandats ? Certainement pas. Au moins, pour l’avenir des Sénégalais de demain, il a osé. Mais oui, il osé entreprendre tous les chantiers qui faisaient peur à ses prédécesseurs. Bien sûr qu’il n’a pas tout réussi. Mais, au moins, reconnaissons-lui le mérite d’avoir osé. Là où tous avaient peur. Maintenant qu’il est question de parachèvement des œuvres entreprises pour l’émergence de notre pays, c’est le tollé. Et lequel ? Il ne peut pas se représenter ! Quand on veut se faire juge et partie, c’est que, justement, on souffre de manque d’argument. La vérité, aujourd’hui, c’est que l’opposition souffre d’alternative par rapport au candidat Abdoulaye Wade. D’où la focalisation sur la recevabilité de sa candidature. Or, tout le monde sait qu’elle n’est, justement pas, du ressort de l’opposition. Voilà la raison de la pression, des menaces (un pauvre gosse en fait aujourd’hui les frais à Tamba) sur les membres du Conseil constitutionnel. Le président Abdoulaye Wade n’a jamais dit qu’il a gagné seul. Il n’a jamais dit qu’il veut gouverner seul. Pendant onze ans, il n’a jamais cessé d’inviter tous les Sénégalais capables, tous les Sénégalais qui ont des idées novatrices, à venir travailler avec lui et son équipe à l’émergence de notre pays. Mais voilà : certains, piqués par on ne sait quel venin, lui rétorquent : « Personne n’a mieux fait que toi depuis que le Sénégal est Sénégal, mais tu es vieux, tu meurs demain, dégage ! ». Comme si la mort ou la force, étaient une question d’âge. L’imposture, la forfaiture, ne passeront point ! Pas parce que nous sommes uniquement Wadistes. Mais, parce que nous sommes prêts à mourir afin que la vérité triomphe toujours. C’est une leçon pour les enfants de nos enfants. Et notre fierté est qu’ils n’oublieront jamais ce que nous avons fait.

Abdel Karim Aïdara

Lundi 12 Décembre 2011
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