Atelier sur l’harmonisation des méthodes d’évaluation de la biomasse - Les experts du CILSS planchent sur la question !

Des experts venus de l’espace Sahel se sont retrouvés, hier, pour la tenue d’un atelier sur l’harmonisation des méthodes d’évaluation de la biomasse. La biomasse est une des sources d’énergie du futur, sur laquelle comptent la plupart des pays pour réduire leur facture pétrolière. L’objectif de cet atelier est de contribuer à l’opérationnalité, à la fiabilité et à l’efficacité des systèmes nationaux et régionaux, en matière d’alerte précoce, grâce à une harmonisation des méthodes de suivi et d’évaluation des réserves fourragères.



Le Sénégal et le Niger, en avance sur les autres pays du Sahel !
L’atelier qui est financé par l’Union Européenne, entre dans le cadre de son programme d’appui au Centre Régional AGRHYMET. Il est le fruit d’un partenariat entre le Centre Régional AGRHYMET et les institutions membres du Pp 2 S (Cirad, Cse, Enea, Isra, Ucda)

Personne n’ignore l’importance de la biomasse pour l’élevage au Sahel, à cause des changements auxquels il fait face, aussi bien dans la région que dans le reste du monde.

C’est dire que l’avenir de la sécurité alimentaire dépend, pour une large part, de l’élevage. La biomasse permet d’assurer la sécurité alimentaire par ses productions, en contribuant de manière substantielle au Pib des pays. C’est ainsi que pour des pays comme le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, la part de l’élevage tournait autour de 25% du Pib national. L’exemple du Mali est révélateur, puisque rien qu’en 1995, la part de l’élevage dans le Pib national était de 110, 9 milliards CFA, contre 70,6 milliards pour l’agriculture industrielle… De ce point de vue, le Sénégal et le Niger ont pris une longueur d’avance sur les autres pays du Sahel, en termes d’évaluation de la biomasse utilisée.

Entre autres objectifs fixés, faire l’état des lieux des méthodes d’évaluation, discuter sur l’acquisition de données satellitaires, évaluer l’offre et la demande fourragère (biomasse herbacée, ligneuse et résidus des récoltes).

En termes de résultats, il sera question d’un kit minimum d’informations à collecter, pour l’ensemble des pays proposés et disponibles. Et, enfin, de la mise en place d’un réseau d’échanges.

IBRAHIMA DIOP
Ibashubidiop2002@yahoo.fr

Jeudi 25 Février 2010
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