Partout dans le monde, des manifestations ont été initiées ce 8 mars 2010, afin de célébrer au mieux la Journée internationale de la femme. Commémorée autour du thème «Un siècle de féminisme», l'édition 2010 demeure une bonne occasion de faire le bilan sur la situation des femmes dans la société, après un siècle d'action.
Ce lundi donc, la journée de manifestation a permis aux femmes de fêter des victoires et des acquis, de faire entendre des revendications, mais surtout de s'interroger sur les nouvelles voies à emprunter. L'amélioration de la condition de ces dernières étant le meilleur moyen d'accéder à cette «égalité» entre les hommes et les femmes et qui continue d'agiter nos cités.
C'est que la Journée internationale de la femme, qui remonte à 1857, lors d'une manifestation d'ouvrières américaines du textile, ouvrait une nouvelle ère par rapport aux nombreuses revendications de femmes dont le souci principal était de voir s'améliorer leurs conditions de travail. Aussi, après un siècle d'actions, les luttes se poursuivent encore pour un avenir radieux, dans des cieux plus cléments.
Depuis la seconde conférence des femmes socialistes à Copenhague, au Danemark, où la journaliste allemande Clara Zetkin avait émis l'idée d'organiser tous les ans une journée des femmes, de nombreuses manifestations sont initiées. Lucratives, sportives ou encore culturelles, elles donnent aux femmes l'opportunité de faire découvrir leur virtuosité et leur savoir-faire, dans les différents secteurs où elles évoluent.
Au Sénégal qui focalise ces manifestations sur le thème, «Les hommes et les femmes unis pour mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles», en marge du thème proposé cette année, par les Nations Unis à savoir «Droits égaux, opportunités égales et progrès pour tous», des ateliers d'échanges, des expositions d'œuvres d'arts, des projections de films, des représentations théâtrales, des animations et autres concerts de musique sont organisés un peu partout au Cices, à l'Université de Dakar, dans les instituts et les centres culturels. Une manière pour notre pays de dégager des pistes de réflexion, afin de renforcer les capacités des populations en matière de droits humains, en général.
Mamy SY