Ce collectif qui a fait dans la dénonciation au cours de sa rencontre avec la presse, a été représenté par 8 chefs de partis. Il s’agit de Mohamed Moustapha Diagne ( Synergie Républicaine), Ousseynou Seck ( Udes), Amadou Mayoro Fall ( Rper). Il y avait également Mouhamed Fadel Niang ( Mcs), Modou Ndiara Diouf ( Ppl), Bassirou Sagna ( Rpr), Mor Dieng ( Weddi) et Bator Thioye , de l’Uds, présidente des femmes de l’Ast. Aussi, se relayant au micro, ces secrétaires généraux de partis membres de l’Ast, ont-ils clairement dégagé leur position par rapport à son fonctionnement actuel. Ils disent ne pas comprendre que les missions initialement dévolues aux structures régulières de l’Ast soient systématiquement traitées par ce qu’on appelle le comité des sages. Pour les animateurs du G12, il n’est plus question qu’ils soient autant ignorés dans les activités de l’Alliance. D’où l’appel de Modou Ndiara Diouf, le secrétaire général du parti progressiste libéral :« nous ne sommes pas des leaders de mission, nous voulons plus de considération à notre égard». Selon Bassirou Sagna, secrétaire général du Rpr, « c’est une question de principe que nous posons à travers notre collectif. Nous estimons que les principes ont été floués en ce sens qu’il est incompréhensible que le comité des sages, qui n’est pas une structure régulière de l’Ast décide de quoi que ce soit ». Pour lui, il y a 22 commissions régulièrement reconnues dans les statuts de l’Ast. C’est donc au niveau de ces statuts que doivent se fonder toutes les décisions de l’Alliance ». Ce que conforte Mor Dieng du parti Weedi, qui signale que le coordonnateur travaille avec le comité des sages qui, pourtant n’est pas reconnu par les statuts de l’Ast. Toujours est-il que le collectif des 12 a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas pour eux de jeter le discrédit sur le coordonnateur, encore moins sur Iba Der Thiam, Mbaye Jacques Diop, Boubacar Thioub ou un quelconque membre du comité des sages. Mais, il s’agit à leur niveau de poser un principe en tant que sentinelles devant conduire la candidature de Me Wade en 2012. Toutefois, ces chefs de partis souhaitent être reçus par le président de l’Alliance, Me Abdoulaye Wade pour, disent-ils « poser les vrais problèmes qui sont à l’origine de leur radicalisation ».
Moustapha SYLLA