Dans le cadre de sa politique d’aide publique au développement, la France vient encore de mettre à la disposition du Sénégal, une enveloppe de 20 milliards de nos francs pour l’achèvement de l’autoroute à péage et le financement des aménagements urbains connexes. Ce qui a fait d’une première convention, signé hier, entre le Sénégal et l’Agence Française de Développement (Afd). En effet, cette convention de prêt confirme la deuxième tranche de participation de ce dernier pour le financement de ce programme. Et le coût global de ce financement estimé à environ 320 milliards de francs Cfa s’inscrit en droite ligne de la politique du gouvernement du Sénégal pour la réalisation de projets d’infrastructures. Ce, pour tenter d’apporter une réponse adéquate à la forte demande des populations en matière de déplacement tout en améliorant leur condition de vie. Ce qui a d’ailleurs fait penser au directeur général de l’Afd, Dov Zérah que ce programme visant à créer les infrastructures nécessaires à une circulation fluide pour entrer et sortir de Dakar devrait avoir un impact positif sur l’ensemble de la population. Par ailleurs, de l’avis du ministre de l’Economie et des finances, Abdoulaye Diop, au-delà du tronçon Pikine-Diamniadio, le projet ambitionne de contribuer à l’aménagement de la zone de recasement des populations déplacées dans le cadre de la mise en œuvre de la reconstruction de Pikine, la restructuration de « Pikine irrégulier », et la fermeture de la décharge de Mbeubeuss. La deuxième convention, quant à elle, porte sur une subvention d’un montant de 2 milliards de francs CFA de la Commission européenne dans le cadre de la facilité alimentaire. Et ce financement, délégué à l’Agence française de développement (AFD), est destiné, selon M .Abdoulaye Diop, au Projet promotion de partenariats rizicoles dans le Delta du fleuve Sénégal (3PRD). Il concerne l’agrandissement d’un grand canal qui amènera plus d’eau dans les périmètres irrigués. En outre, le programme dans son ensemble bénéficie déjà d’une subvention de 6,7 milliards de FCA. Cela, pour contribuer concrètement à l’augmentation de la production nationale de riz, de plus de 20000 tonnes par an, grâce aux 2500 hectares de nouveaux périmètres irrigués. Donc, la dépendance du Sénégal de l’extérieur pour les besoins de consommation céréalière, ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir.
Awa SARR