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LE MESSAGER 1876 10/03/2010





LE MESSAGER 1876

LE MESSAGER 1876
© lemessagersn. info
10/03/2010

LE MESSAGER 1875

LE MESSAGER 1875
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09/03/2010

Dialogue de dupes !


Agité pendant un moment, il est retombé dans des travées incertaines avant de se remettre au goût du jour. Ce dialogue politique devenu un jeu de ruse politicien. Et même si le religieux s'est encore invité dans le pré carré politique pour plaider sa cause ; les probabilités pour que cette rencontre se tienne, n'en sont pas moins très ténues. A l'appel du dialogue national par le chef de l'Etat, l'opposition avait nonchalamment acquiescé avant de se raviser. Mettant inlassablement un pas en avant et l'autre en arrière, ces partisans du Bennoo n'ont jamais vraiment convergé vers ce dialogue que l'on espère salutaire pour le pays. Pourtant très habile dans la forfanterie, cette opposition qui remet sans cesse en cause la politique actuelle du régime libéral, peine à livrer un discours alternatif. Plutôt prompte à éructer ses diatribes contre Me Wade et son entourage, fussent-elles surannées, la coterie opposante louche terriblement et semble ne pas être en mesure d'entrevoir le bout du tunnel pour le Sénégal.

Et quand il s'agit de dialoguer pour trouver les moyens de baliser le chemin d'un meilleur devenir pour le pays, la classe politique de l'autre bord y voit un piège du Maître de la Ruse. Et l'on pose moult conditionnalités et autres préalables avant de se jeter dans la gueule du « Loup ». L'on se met sur ses gardes, blottis derrière le paravent de la méfiance. On refuse de signer un chèque en blanc en faveur de ce dialogue de dupes ou du plus futé, exhibant tout juste ses quelques monnaies d'échanges. Mais puisque du côté du pouvoir, on compte rester maître et ne pas céder à ce passage en force de l'opposition pour s'inviter à la gestion des affaires d'Etat, le mur de l'impasse s'en trouve solidement bâti. La suspicion trop grande semble avoir déjà tué la sincérité de ce dialogue. Son essence même. Depuis le début, les parti(es) en présence ne parlent pas le même langage. Ils ne s'entendent pas. Comme dans un dialogue de sourds ! Les envies insatiables et les intérêts lourdement divergents ont déjà rompu les liens du dialogue. Ces liens que certains chefs religieux se sont assignés de renouer. Certes, on aurait mieux aimé que nos « guides éclairés » accordent leurs violons sur tant de sujets sur lesquels les musulmans de ce pays ne semblent pas émettre sur la même longueur d'onde. La célébration à l'unisson des fêtes religieuses, notamment musulmanes, est sans doute le vœu le plus ardent qu'on puisse égrener dans ce chapelet de doléances. Mais la religion n'a jamais été le lieu des grands questionnements. C'est une affaire de foi. Le respect et le « pouvoir » dont jouissent nos chefs religieux en est intrinsèquement liée. A tel point que les disciples ou adeptes de tous bords sont très peu prolixes en commentaires sur les faits et gestes de leurs chefs. Une notoriété et une légitimité presque naturelles, consubstantielles à nos histoires négro-africaines qui placent le religieux en un vrai pouvoir, à côté du politique. Au Sénégal, une alliance raisonnée a été scellée entre les deux depuis très longtemps. Et les incursions fréquentes du religieux sur le terrain politique, n'ont jamais été perçues comme des interférences ou des ondes de choc. Cela est permis.

Alors, que le khalife général des Tidianes se fasse l'écho du dialogue politique, cela est dans les traditions de Sunugal. Mais encore, faut-il que les acteurs de ce dialogue soient moins intéressés. Que les diatribes contre son initiateur soient moins iniques. S'il est vrai que le Sénégal a besoin de ce dialogue !

Bassirou Seck
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08/03/2010

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